Depuis sa nomination il y a un an et demi, la direction du Fonds routier s’est engagée à améliorer l’état des infrastructures routières sur l’ensemble du pays. Avec un budget disponible de 720 millions KMF pour l’entretien, la réhabilitation et la sécurisation du réseau, la société cible principalement les axes structurants, les points noirs et les zones exposées aux risques naturels. Les travaux concernent Moroni, Anjouan et Mohéli, et visent à fluidifier la circulation, prévenir les accidents et améliorer le drainage des eaux pluviales.
Selon le communiqué officiel, « depuis ma prise de fonctions, le Fonds Routier a engagé un plan ambitieux sur les trois îles, alliant réhabilitation, entretien et création d’infrastructures de protection », souligne Ali Karani Ahamada, directeur général de Fonds routier. La société adjudicataire des travaux est la CGC, chargée de la réalisation des chantiers. Pour l’année 2025, plus de 30 chantiers ont été actifs, couvrant des interventions variées : réhabilitation des routes urbaines et interurbaines, construction de murs de soutènement, curage des caniveaux et travaux d’urgence en cas d’éboulements ou d’inondations. La répartition du budget par île montre la priorité donnée à Anjouan, avec 64 % des ressources consacrées à la sécurisation des zones à risque.
À Ngazidja, plusieurs axes structurants ont bénéficié de travaux, notamment la route Moroni–Iconi, le secteur Beit-Salam-Gare du Nord, et l’axe Panda-Simboussa. Des nids-de-poule ont été traités et des murs de soutènement réalisés. « Nous avons mené une campagne complète de diagnostic et de quantification de l’état du réseau, afin d’identifier les besoins en entretien périodique et les interventions urgentes », explique le Directeur Général. À Anjouan, l’accent a été mis sur la sécurisation des routes exposées aux éboulements, avec la construction de murs à Mutsamudu et la réhabilitation de l’axe Bandrani-Saandani. Mohéli a également bénéficié d’interventions, notamment sur les routes urbaines et les caniveaux, ainsi que des travaux de rétention de garantie et de sécurisation des axes sensibles.
Le communiqué souligne également la priorité donnée à Moroni, où la congestion routière reste critique. « Diversifier et développer de nouveaux axes routiers constitue la clé d’un désengorgement durable de la ville », affirme le Fonds Routier. Une enveloppe de 52 millions KMF a été mobilisée pour la réhabilitation de l’axe aéroport–Moroni, avec des travaux imminents confiés à la CGC. Enfin, le dossier met en avant les mesures d’assainissement dans les zones touchées par les eaux stagnantes. Pour le secteur du Feux-Rouge, la construction de puisards et de caniveaux structurants permettra d’évacuer efficacement les eaux pluviales. Le communiqué précise : « Notre priorité demeure la mise en place d’ouvrages fiables, durables et adaptés aux réalités climatiques, garants de la sécurité publique et de l’amélioration du cadre de vie. »
En conclusion, la direction du Fonds routier affirme sa volonté de sécuriser les routes, de fluidifier le trafic et de protéger les populations sur les trois îles. Les travaux sont planifiés, le budget est disponible, et les interventions sont en cours pour garantir une mobilité durable et sûre aux Comores.
Mohamed Ali Nasra
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