L'ONG Dayima a débuté ce lundi 23 septembre, une formation des formateurs sur les nouveaux médias numériques. Financé par l’ambassade de France à travers le Projet FEF jeunesse et Medias en partenariat avec le CNPA, cette formation de cinq jours a pour but d’outiller les formateurs pour qu’ils encadrent et accompagnent 600 jeunes comoriens sur l’utilisation des nouvelles technologies.
Cette formation entre dans le cadre de la conscientisation et de la sensibilisation de la jeunesse comorienne sur les avantages et les inconvénients que présentent les nouvelles technologies, y compris les réseaux sociaux. Ce projet vise à former 600 jeunes.Durant les cinq jours, les formateurs doivent être capables d’expliquer à ces jeunes les dangers et les avantages des nouvelles technologies. Selon des données, 68% des jeunes Comoriens se connectent quotidiennement à internet et utilisent les réseaux sociaux comme outil de communication et d'information.
« Des nouvelles formes de communication se développent ainsi que de nouveaux médias en ligne. Plusieurs opportunités considérable sont enregistrées à savoir le développement de nouvelles connaissances, socialisation, diffusion culturelle, vertus éducatives. Par ailleurs, les réseaux présentent des menaces potentielles comme la diffusion de données personnelles, influence négative de la publicité, impact sur la santé, liens entre la violence des images et celle des jeunes, fake news, propos haineux etc. », nous dit un communiqué de l’Ong Dayima. Et de poursuivre : Face à ces constats, « le gouvernement comorien a entrepris des réformes pour encadrer l'usage des nouvelles technologies et protéger la jeunesse. Il a engagé un processus de réglementation des nouveaux médias déjà mené dans de nombreux pays ».
Le formateur, journaliste de formation et de carrière, Ahmed Abdallah Mgueni précise que la tranche d’âge retenue. « C’est à l’âge de 14 à 18 ans que les jeunes s’intéressent le plus aux réseaux sociaux. Et de continuer : La jeunesse n'a pas forcément les compétences nécessaires pour décrypter l'information disponible en ligne. « Nous allons préparer les formateurs pour nous aider à former ces jeunes afin de pouvoir tirer profit des réseaux. Le recrutement se passe sur internet car le public cible s’y trouve. En clair, nous travaillons avec les écoles directement, c’est eux, qui vont nous donner les élèves », renchérit-il.
Et de continuer: « Nous allons lancer un réseau local dont nous allons nous même surveiller afin de protéger la jeunesses. Nous invitons les adolescents qui vont travailler avec nous et qui aiment Facebook, TikTok etc, à s’inscrire. Puisque ce dernier va leur permettre de publier leur travail en toute sécurité». Notons que cette formation se tiendra simultanément à Ngazidja, Mohéli et Anjouan, une fois que la formation des formateurs, qui vont encadrer les jeunes dans chaque île, prendra fin. Cette initiative comprend aussi un atelier sur la place de l'éducation aux médias et à l'information au sein du système éducatif et universitaire comorien qui est planifié pour le 15 novembre prochain.
Mohamed Ali Nasra
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