La Gazette

des Comores

Secteur agricole : STOSAR II lancé pour la résilience du secteur agricole vers 2030

Secteur agricole :  STOSAR II lancé pour la résilience du secteur agricole vers 2030 © : HZK-LGDC

Le projet régional STOSAR II qui regroupe les 16 pays de la SADC dont les Comores, est officiellement lancé à Moroni le 22 octobre dernier. Le coordonnateur du projet Ahmed Saïd Ibrahim a décrit à la presse des priorités régionales basées sur la santé animale, végétale, la nutrition, alimentation et les statistiques agricoles. Des ambitions devant se traduire en actions concrètes vers 2030.


La semaine dernière a été lancé officiellement le projet régional STOSAR II. Un projet qui vise le renforcement de la résilience du secteur agricole au niveau du pays. Etaient présents le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Ali Ahamada, le directeur national des stratégies agricoles Dr Mohamed Fouad, l’assistant du Représentant de la FAO pour Madagascar, Comores, Maurice et Seychelles, M. Ediamine Bedja, et le secrétaire général du ministère de l’agriculture Tadjidine Ben Ahamada. Ediamine Bedja, au nom de la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) a précisé : « le projet STOSAR II arrive à un moment crucial pour les Comores, un pays confronté à plusieurs défis structurels comme la vulnérabilité aux aléas climatiques, la forte dépendance aux importations alimentaires, la faible productivité agricole et le manque de données fiables sur les systèmes agricoles ». Le projet se veut un moteur de renforcement des systèmes d’information agricoles, de santé animale et végétale, tout en soutenant la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

C’est dans ce contexte que le coordonnateur du projet, Ahmed Saïd Ibrahim a expliqué que STOSAR II : « regroupe les 16 pays de la SADC et va intervenir dans cinq volets à savoir la santé animale, la santé végétale, la nutrition et alimentation, les statistiques agricoles et les chaînes de valeur agricoles ». Il est financé par l’Union européenne à hauteur de 10 millions de dollars. « La part comorienne est estimée entre 600 000 et 1 000 000 de dollars », dit-il. Et d’après le service communication du ministère au-delà des objectifs techniques, STOSAR II s’inscrit dans une vision intégrée et en synergie avec d’autres initiatives soutenues par l’UE et la FAO, car la cohérence et la coordination entre projets sont des leviers déterminants pour atteindre les objectifs du développement durable.

C’est ainsi que STOSAR II « ne doit pas être perçu comme un projet isolé, mais comme une composante d’un ensemble plus large », selon Ediamine Bedja. Le secrétaire général du ministère a déclaré que « notre région, celle de la SADC, fait face à des défis persistants en matière de sécurité alimentaire, de nutrition et de développement agricole. Des efforts encourageants sont enregistrés » mais en dépit d’un potentiel agricole considérable, « nous restons vulnérables aux chocs climatiques, à une forte dépendance aux importations alimentaires, et à des infrastructures limitées. La malnutrition infantile demeure préoccupante, tandis que l’obésité progresse dans nos zones urbaines, illustrant une transition nutritionnelle complexe ». Il appartient à la partie comorienne de s’approprier le projet.

Kamal Gamal

 

 

 


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