La Gazette

des Comores

13 personnes jugées hier pour agression sexuelle

13 personnes jugées hier pour agression sexuelle © : HZK-LGDC

Les procès des 27 personnes accusées d’agression sexuelle a débuté hier lundi avec seulement 13 présumés qui ont comparu devant les juges. Ils devraient prendre fin le 23 aout selon le procureur de la République.


Comme prévu, les audiences des cas d’agressions sexuelles concernant une liste de 27 personnes ont débuté hier. 13 d’entre elles ont prés été jugés hier lundi 10 août, tandis que les autres vont comparaitre dans une semaine, soit le 17 août. Ces dossiers ont pris beaucoup de poussière dans les tiroirs du parquet car certains datent de 2016, et pourtant des personnes qui pourraient être innocentes sont maintenues en mandat de dépôt.

« Ce n’est pas une négligence. Certes, il y a eu des incohérences mais c’est le processus qui était long mais désormais les moyens sont mobilisés à ce sujet », tente de se justifier Mohamed Abdou, le procureur de la République. Ce dernier dit faire le maximum pour que d’ici le 23 août prochain, les procès soient clos pour permettre aux personnes poursuivies d’avoir chacune ce qu’elle mérite.

« Nous essayerons d’être à la hauteur de la demande, pour mener à bien notre travail », poursuit le parquetier lors d’un entretien accordé à la presse nationale hier. Comme pour répondre à ceux qui accusent la justice de laxisme, Mohamed Abdou assure prendre les choses en main pour ce qui est des agressions sexuelles. Selon lui, il n’y aura pas de sursis et la peine minimale serait de 5 ans d’emprisonnement.

Dans cette rencontre avec la presse, le procureur n’a pas manqué de soulever un « nouveau phénomène » à savoir les agressions sexuelles des mineurs sur mineurs. Pour ces cas, une audience spéciale est prévue le 19 août prochain. « Ce sont des cas nouveaux. Si les faits sont établis, l’infraction sera retenue. Il y a des mesures immédiates et d’autres à long terme notamment l’administration qui va être chargée d’adapter les textes à la réalité », souligne-t-il.  

Soulignons que la société civile suit de près ces procès. Plusieurs plateformes de défense des droits des enfants, dont Ngo’shawo ainsi que le collectif des parents des victimes tenu un rassemblement devant le palais de justice, hier. « On a volé l’innocence de ma petite fille de 5 ans. Que justice soit faite », lance une vieille dame dans la foule.  

Andjouza Abouheir

  

 


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