La Gazette

des Comores

17-Février : L’opposition appelle les Mohéliens à se joindre à la commémoration

17-Février : L’opposition appelle les Mohéliens à se joindre à la commémoration © : HZK-LGDC

À l’approche du 25ᵉ anniversaire de l’Accord-cadre de Fomboni, l’Opposition Unie de Mwali (OUM) appelle les Mohéliennes et les Mohéliens à une mobilisation citoyenne autour du 17 février. Plus qu’une simple commémoration, cette date est présentée comme un moment décisif pour la défense de l’équilibre institutionnel et du principe de la présidence tournante, à quelques mois d’une échéance présidentielle majeure.


Dans une lettre ouverte publiée lundi 1er février et adressée à la population de Mwali, l’Opposition Unie de Mwali (OUM) rappelle la portée historique du 17 février, date fondatrice dans l’histoire contemporaine des Comores. Selon l’OUM, cette journée ne saurait être réduite à un rituel commémoratif sans substance : elle symbolise avant tout le dialogue, la sagesse et le compromis qui ont permis de préserver l’unité nationale tout en reconnaissant la place de chaque île, notamment celle de Mwali, longtemps marginalisée. Le 17 février 2001, Fomboni avait en effet accueilli l’Accord-cadre pour la réconciliation nationale, mettant fin à des années de crises politiques et de violences. De Mwali est alors née une architecture institutionnelle fondée sur l’équilibre entre les îles, la reconnaissance de leurs droits et la promesse d’une Union bâtie sur le respect et la justice.

 

Vingt-cinq ans plus tard, l’OUM estime que cette commémoration revêt une dimension particulière. D’une part, elle marque le quart de siècle de la signature de l’Accord-cadre, dont Mwali a assuré la médiation et l’accueil. D’autre part, elle intervient à trois mois et une semaine du 26 mai 2026, date à laquelle, conformément au principe de la Tournante issu de l’Accord de 2001, un Comorien de Mwali est appelé à accéder à la magistrature suprême pour la deuxième fois dans l’histoire du pays.

 

Dans ce contexte, l’Opposition Unie de Mwali invite les citoyens à se joindre à elle pour la commémoration du 17 février ou, à défaut, à rester chez eux pour prier en mémoire des héros de la réconciliation nationale. Un appel lancé au nom du devoir de mémoire, de vigilance et de responsabilité. Pour l’OUM, être présent signifie refuser toute confiscation ou réécriture de l’histoire, rappeler que la stabilité nationale repose sur la justice et l’équité entre les îles, et réaffirmer que Mwali demeure un acteur central du débat national.

 

L’OUM met toutefois en garde contre toute instrumentalisation politique de cette date et invite la population à rester unie, calme et fidèle à l’héritage de Mwali. Le 17 février, conclut-elle, n’appartient ni à un régime ni à un agenda particulier : il appartient au peuple comorien, dont Mwali se considère comme la gardienne naturelle.

 

Riwad


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