La 17e réunion du comité des organes directeurs de la Force est-africaine en attente (EASF) est ouverte mardi 3 mars à Moroni sous la présidence comorienne. Pendant ces trois jours de travaux, c’est l’occasion de renouveler 5 postes vacants dont celui de directeur général de l’institution.
La 17e réunion extraordinaire des organes directeurs de l’EASF (Eastern Africa Standby Force) est ouverte hier mardi à Moroni avec la rencontre des chefs d’états-majors des dix pays membres de l’organisation régionale, à savoir Burundi, Djibouti, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Seychelles, de Somalie, Soudan et Ouganda sans oublier Comores. Le directeur général de l’EASF, Abdillah Omar Bouh et son équipe en charge de l’organisation technique de la session, arrivés depuis samedi dernier, étaient de la partie.
Cette session a comme but d’organiser des interviews pour cinq postes vacants au sein de l’institution. « Nous avons aujourd’hui 5 postes vacants. Des postes clés du leadership de l’institution. On a donné l’occasion à cinq pays membres d’emmener chacun trois candidatures et on ne va que choisir un candidat pour chaque pays », fait savoir Dr Abdillah Omar Bouh, le directeur général sortant de l’EASF depuis trois ans et basé à Nairobi.
Parmi ces cinq postes, la position la plus importante est bien entendu le poste de directeur général qui sera occupé par l’Ethiopie. Ensuite, le poste de Force Commandant qui est actuellement occupé par le Soudan va échoir au Rwanda. Le poste de Logistic Base occupé par l’Ouganda reviendra à la Somalie. Les Comores occupant actuellement le poste de Training Poste par l’intermédiaire du colonel Charani, seront remplacés par la République de Burundi. Enfin, le poste de Planification qui est actuellement aux mains du Rwandan, sera occupé par le Soudan.
« On va faire 15 entretiens dans deux jours et on retiendra 5 candidats qui seront les futurs leaderships à diriger l’institution pour 3 ans (2020-2023) », poursuit M. Bouh. Pour ce directeur général sortant, cette réunion est importante à ses yeux. « Mon boss directe vient des Comores. Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi de ramener cette réunion qui termine mon mandat, à Moroni pour marquer une empreinte digitale de la présence et du rôle que les Comores jouent dans la région », indique-t-il, avant d’ajouter que « tout au long de ma mandature, j’ai toujours eu un soutien incontournable des Comores dans mes actions ».
De son côté, le chef d’état-major comorien se félicite de la tenue en terre comorienne d’une réunion d’une si haute importance pour l’avenir de l’EASF. « Le choix d’organiser une réunion extraordinaire à Moroni témoigne encore une fois de l’ancrage de l’Union des Comores au sein de l’Easf. Ces pays ont de l’estime pour l’Union des Comores » s’enthousiasme le colonel Youssouf Idjihadi.
En ce qui concerne les entretiens, le colonel Idjihadi montre que ce sont les chefs d’états-majors qui vont mener la danse. En effet, ils conduiront les entretiens avec les 15 candidats à qui ils vont poser pas mal de questions avent de faire une présélection. « A notre niveau, nous allons faire un rapport et l’envoyer aux ministères des défenses et ce sont eux qui vont prendre la décision en dernier ressort. Et le secrétariat général qui sera chargé de l’exécuter ». Pour rappel, la présidence de l’organisation est-africaine est assurée depuis janvier 2020 par les Comores.
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