Le ministère de la justice en collaboration avec l’ambassade de France a tenu une conférence sur la deuxième édition de la journée du droit ce mardi 22 octobre à Moroni. Elle s’inscrit dans la promotion de la nouvelle génération de magistrats, et la sensibilisation de la population.
Pour mieux communiquer les acquis du projet Mahakama Ya Wusawa et de faire la promotion de la nouvelle génération des magistrats et des greffiers comoriens, le ministère de la justice et l’ambassade de France ont procédé à une conférence ce mardi 22 octobre. Plusieurs acteurs se sont manifestés à l’instar de greffiers, huissiers, douaniers etc. Selon le ministre de la justice Said Omar Houmadi, le droit est le socle de nos démocraties, l'outil de régulation des rapports humains. « Il transcende les clivages sociaux, économiques et politiques en offrant à chacun les moyens d'exercer pleinement ses droits et devoirs », précise-t-il. Et d’ajouter que « nos législations doivent être révisées et nos magistrats bien formés pour s'aligner sur leurs réalités, tout en demeurant profondément ancrées dans les valeurs humaines et étiques qui nous guident ».
L’accès au droit pour tous est primordial à en croire le garde des sceaux. « Trop souvent, des populations vulnérables, qu'elles soient marginalisées ou vivant dans des zones reculées, se voient privées d'un accès équitable à la justice. Cette situation est inacceptable et nous devons collectivement œuvrer pour que la justice soit accessible à tous, sans distinction de condition sociale, de genre, ou d'origine », explique-t-il.
Pour cette édition, selon le diplomate français Sylvain Riquier, l’ambassade et le ministre de la justice ont décidé de faire une mise au point sur d’un projet dont l’objectif est de recruter et former des nouveaux magistrats et greffiers. L’ambassade a soutenu deux concours de recrutement des auditeurs de justice et des greffiers de 2021 à 2023. « Nous avons appuyé l’organisation d’un concours de recrutement en 2021 et un deuxième en 2023. A la suite du concours, nous organisons la formation initiale de ces professionnels du droit. Avec ce projet, c’est les 3/4 du corps des magistrats qui sont renouvelés. Donc c’est un effort tout à fait important, considérable », marque-t-il.
Rappelons que la première cohorte sortante de 22 magistrats et 10 greffiers est en exercice depuis le 25 février 2024, après leur intégration dans leurs corps respectifs. La formation de la deuxième cohorte de 20 auditeurs de justice et 19 élèves greffiers est en phase de finalisation, respectivement en fin de l'année 2024 et au mois de mars 2025. De plus, une formation continue des magistrats et greffiers assurée par des magistrats expérimentés d'Expertise France est en cours à Ngazidja et à Ndzouani.
Mohamed Ali Nasra
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