La deuxième remise du prix Samniya Bounou a été organisée au Retaj le 10 décembre dernier. Une édition qui a distingué trois journalistes sensibles à la question du genre. Il s’agit de Nourina Abdoul-Djabar, du quotidien Al-watwan, Andjouza Abouheir du journal La Gazette et Azikan Bouton de Radio Ngazidja. Ce prix décerné aux journalistes est en quelque sorte une récompense dédiée aux professionnels de l’information ayant investigué, dénoncé les violences faites aux plus vulnérables avec maîtrise et objectivité tout en défendant les droits de la femme et sa promotion dans la société.
Déjà sept ans depuis que feue Samniya Bounou nous a quitté en laissant derrière elle comme héritage son nom, son passé et son engagement dans le journalisme. Un héritage devenu depuis novembre 2023, une source d’inspiration et de consolation pour les femmes passionnées de journalisme et leaders politiques. Pour bien immortaliser son parcours vital, l’association Shawiri, EarthEcho et la commission nationale des droits de l’homme (Cndhl) en partenariat avec l’Union Européenne (UE) décerne chaque année un prix du nom de Samniya Bounou aux journalistes sensibles au genre. Ainsi, la deuxième édition a été organisée au Retaj mardi dernier. Une édition au cours de laquelle neuf journalistes ont été honorées. Parmi eux, trois sont catégoriquement distingués des autres. Il s’agit de Nourina Abdoul-Djabar du journal Al watwan, Andjouza Abouheir de La Gazette des Comores et Azikan Bouton de Radio Ngazidja.
Lors de cette remise des prix Mariata Moussa, présidente de l’association des femmes comoriennes de la presse (AFCP) a rappelé « le prix Samniya Bounou doit inspirer aux journalistes et promouvoir le rôle et la place de la femme dans la société mais surtout encourager les professionnels de l’information à dénoncer avec persévérance les violences faites aux femmes et aux jeunes ». Et de poursuivre que l’attribution du prix est également une façon de rendre hommage à la consœur morte prématurément Samniya Bounou. Et le prix revient aux journalistes qui ont fait des reportages audiovisuels ou des articles de presse qui font la promotion de la femme et dénoncent ses calvaires.
Présente à la séance des remises, Sittou Ragadat Mohamed présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDHL) a saisi l’occasion : « ce 10 décembre marque la célébration internationale des droits de l’homme. Occasion pour nous de valoriser la femme et ses droits universels ». Pour elle, la cérémonie avait toute sa place selon le contexte du jour. Quant à Hamza haut responsable de l’association Shawiri a parlé d’un « prix inspiré. Un symbole à la fois pour la femme, les jeunes et les journalistes. Cette attribution doit beaucoup encourager les journalistes à faire davantage des investigations pour la promotion de la femme dans la société ».
Moinaecha Mdroudjae, présidente des femmes politiques a rappelé que « c’était une femme engagée, une journaliste avisée, formatrice et dévouée à son métier. Elle n’était pas le Dieu mais elle était partout. Je me souviendrai toujours d’elle. Son dévouement et surtout son ambition. Elle avait la passion de l’écoute, la passion de la liberté de la presse…», s’est-elle apostrophée avec un air de tristesse mêlé de regrets. On pouvait sentir dans son allocution, une femme dont l’affinité était si proche avec la défunte. Sur ce point, Loulou Saïd Islam, modératrice de l’événement a rassemblé toutes ses forces pour n'exhaler rien de sa désolation mais elle a pu faire comprendre que le prix Samniya Bounou est plus qu’une reconnaissance des travaux journalistiques. Son message était clair et fort, celui de faire vivre toujours avec nous la mémoire de Samniya Bounou. Cette dernière ayant marqué la sphère journalistique, les femmes de la presse la garde en souvenir et font de son vivant un parcours d’inspiration.
Kamal Gamal
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