Avec la volonté d’accompagner la créativité en entreprenariat aux Comores, Toyb Ousseini a pris l’initiative de quitter la France pour s’investir dans son pays. Aux côtés de Rakim Abdou Soilihi en qualité de directeur général et Idrisse Djambaé en qualité de directeur technique, il a lancé la société 3C (Cabinet de conseil et de conception). Leur mission c’est d’accompagner la création d’entreprise en conseil et en conception.
C’est au cours de la cérémonie de lancement de cette nouvelle société d’accompagnement en conseil et en conception technique, que le trio Toyb Ousseini, Rakim Abdou Soilihi et Idrisse Djambae se dit déterminé à « créer de l’emploi et lutter contre le chômage ». « 3C est un Cabinet de Conseil et de Conception. Nous avons un double objectif dont le consulting qui consiste à accompagner dans la création et la motivation d’entreprise. Nous allons assister les jeunes dans un premier volet dans tout ce qui est démarche administrative pour que la société existe mais aussi sur les outils de gestion d’entreprise encore plus sur le développement personnel, la confiance en soi et la prise de parole en public. Le deuxième point consiste en la conception. Ici, il est question des plans architecturaux, plantation et réalisation mais aussi le suivi et le contrôle de notre travail », explique en détail Rakim Abdou Soilihi.
Se voulant plus rassurant auprès des autres jeunes comoriens, en sa qualité de directeur technique de 3C, Rakim Abdou affirme que pour le développement du pays, la jeunesse est le point le plus fort en prenant en exemple les réalisations effectuées dans certains pays et de mieux par des jeunes. « Un pays n’évolue pas à travers le seul domaine public. C’est l’apport du domaine privé notamment avec les jeunes qui contribue au développement d’un pays. De nos jours, plusieurs jeunes meurent en voulant rallier l’Afrique de l’Europe et notre pays en perd beaucoup de ces jeunes dans ces mêmes circonstances », déplore le DT de cette nouvelle société en se questionnant sur l’apport de la jeunesse comorienne pour la construction d’un avenir meilleur pour l’archipel.
Pour sa part Toyb Ousseini se félicite d’avoir pris cette initiative pour un bon devenir du pays. « Ce projet que je viens de lancer et mon retour au pays est d’abord une ambition personnelle. J’ai toujours cette envie de revenir travailler pour mon pays et apporter ma part pour un avenir meilleur au bénéfice de notre jeunesse », se réjouit ce jeune gérant. Soulignant une négligence de la part de la jeunesse comorienne, ce dernier estime qu’il est temps de révolutionner les mentalités notamment en travaillant pour soi-même et en apportant un plus qui servira à l’économie du pays. « Des jeunes comoriens qu’ils fassent leurs études ici ou à l’extérieur n’ont pas le courage de se lancer. Ils veulent travailler soit dans l’administration publique ou trouver un moyen de partir à l’extérieur. Ils oublient que les moyens et les possibilités de créer sont là. C’est à nous de créer les emplois surtout dans ce pays qui est complètement vierge et sans concurrence », explique Toyb Ousseini. Pour inciter les jeunes à s’investir, Toyb lance un vibrant appel à toute la jeunesse comorienne à oser entreprendre à tenir en compte la stabilité et la sécurité dans le pays.
A.O Yazid
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