Une cérémonie religieuse de recueillement marquant le 3e anniversaire de la mort de l'ancien Mufti Saïd Toihir a eu lieu mercredi dernier (15 du mois de Chaban). Plusieurs personnes ont fait le déplacement vers le chef lieu d'Itsandra dont l'ancien vice-président Djaffar Ahmed Saïd pour prier à la mémoire de l’ancien Mufti.
La mosquée de Ntsoudjini a accueilli de nombreuses personnalités politiques et religieuses ainsi que la notabilité pour une cérémonie de recueillement et de prières à l'endroit de l'ancien Mufti Charif Saïd Toihir Saïd Maoulana décédé dans la nuit du 8 avril 2020 correspondant au 14 Chabane 1442. Après la lecture du Coran, des petits enfants ont eu la chance de donner un chant marquant la vie personnelle, politique et religieuse de cet ancien Mufti nommé par l'ancien Président Mohamed Taki Abdoulkatim en 1998, un poste qu’il a conservé jusqu'a sa mort.
« 22 ans au service de l'Etat, ce n'est pas une courte durée. Il faut le reconnaître qu'il s'agit d'un travail remarquable », explique Saïd Mohamed Onthmane, grand Cadi. Selon lui, « Toihir est parti, il nous reste maintenant de prendre le relais puisque nous attestons et témoignons qu’il a essayé de préserver la paix et la stabilité religieuse dans ce pays », souligne-t-il. En présence du bureau du Mouftorat dont l'actuel Mufti, le cadi Mohamed Outhmane appelle à la cohésion pour lutter contre les conflits religieux qui, selon ses propos, sont dangereux dans une société comme la nôtre. « Bientôt le Ramadan, il faut absolument respecter les directives de l’Etat », recommande-t-il.
Pour rappel, Saïd Toihir est né à Ntsoudjini. Il a poursuivi ses études à Zanzibar et au Caire en Egypte à l'université d'Al Azhar où il a obtenu un master de droit islamique avec mention. Retourné aux pays, il enseigna l'Arabe au lycée Saïd Mohamed Cheikh, avant de travailler au tribunal de grande instance de Moroni comme conseiller en droit islamique. Membre du conseil des ulémas, Taki l'a nommé Mufti en 1998. « Said Toihir Said Maoulana fut à la fois un érudit des sciences islamiques, un intellectuel des temps modernes et un chercheur dans le domaine de la théologie. Sa grande capacité à allier la pratique religieuse avec la culture et les traditions populaires, a été son point fort », fait savoir Mohamed Elfahi, porte-parole du Mouftorat.
Ibnou M. Abdou
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