Avec la participation de 150 personnalités étrangères, les Comores ont honoré mercredi 14 août dernier, la mémoire d’Al-habib Omar ben Ahmed ben Soumet, qui fut le 1er mufti des Comores. Cet évènement annuel a réuni des dignitaires d’Itsandra sa ville natale, des hautes personnalités politiques et religieuses et des citoyens venus des quatre coins du pays.
« Nous rendons hommage à Al-Habib ben Omar ben Soumet dont l'héritage continue d'inspirer les nouvelles générations comoriennes. Son influence transcende les frontières de notre archipel et résonne au niveau international », fait savoir Mohamed El-Fatih Djamalaile, de Dar Iftah pour qui feu Al-Habib, était une figure emblématique de l’archipel qui est connu pour avoir consacré sa vie au service de l’islam et des musulmans.
Avant la révolution de 1964 à Zanzibar, où il occupait le poste de mufti, « il a été un fervent défenseur des valeurs religieuses et sociales. Après les événements tragiques à Zanzibar, il est retourné aux Comores, où il s'est installé à Itsandra Mdjini et a continué à enseigner et guider la communauté jusqu'à sa mort en 1976 », ajoute ce nouveau directeur général de l’agence nationale du hadj.
Au cours de cet évènement, toutes les interventions ont exploré la vie d’Al-habib, ses contributions intellectuelles et son rôle en tant que guide spirituel. Le professeur Jean-Marc Dupont a déclaré : « l'enseignement de Al-Habib Omar est fondamental pour comprendre les dynamiques religieuses et sociales des Comores. Ses écrits et ses discours restent des références », précise l’un des intervenants étrangers qui ont fait le déplacement pour prendre part à cette festivité, où des manuscrits de feu Al-habib ont été exposés. « Les manuscrits de Habib Omar Ben Semeit sont un témoignage de sa sagesse et de son engagement. C’est un trésor pour notre culture », commente Ahmed Said rencontré sur place.
Il est né le 26e jour de Dhul-Hedj à Itsandra, à quelques encablures de la capitale des Comores. Après avoir étudié à Zanzibar et à Shibām Hadramaout, Al-habib Omar Ben Ahmed Ben Soumet a occupé des postes importants, dont celui de juge. Sa maison était un centre de savoir et de dévotion, où il dispensait des enseignements et des conseils religieux. Décédé le 9 Safar, soit le 10 février 1976, il a été enterré dans sa ville natale près de la tombe de son grand-père, Habib Abu Bakr Ben Abdullah Ben Soumet. En reconnaissance de ses contributions à la diffusion de l’islam aux Comores, le gouvernement comorien a fait imprimer son portrait sur les billets de banque, perpétuant ainsi sa mémoire et son héritage. La commémoration de sa mort est non seulement un hommage mais aussi une occasion de renforcer l'engagement envers les valeurs qu'il incarnait.
Ibnou M. Abdou
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