En marge de cette 45e année depuis l’ascension des Comores à l’indépendance, l'association Ngo'shawo plaide pour un changement d'un système qui a longtemps duré.
Le pays vient de souffler sa 45ème bougie lundi dernier à Anjouan, depuis qu’il a accédé à son indépendance vis-à-vis de la France. 45 ans de lutte, de combat face à l'oppression, aux privations, aux discriminations, aux humiliations... Ce fut le combat des braves gens qui ont donné leurs âmes pour des Comores unifiées et soudées. Dans cette déclaration de l’association Ngo’shawo, il est montré que depuis 1975 à nos jours, « tous ces efforts n'ont servi qu'à l'oppression et à la pauvreté ». Les jeunes de Ngo'shawo ont levé les rideaux et plaident pour un changement d'un système qui n’a que trop duré. « En 45 ans d’indépendance, les gouvernants ont bâti plusieurs infrastructures, instruit plusieurs générations et permis un certain nombre d’acquis. Mais force est de constater qu'une grande partie de notre peuple continue de vivre dans la pauvreté », lit-on dans cette déclaration.
« Ces 45 années ont été marquées par une instabilité politique et institutionnelle, des élections non transparentes ni libres et apaisées, le non respect de plusieurs droits fondamentaux et une dégradation des relations entre le pouvoir et l’opposition ». Ce mouvement de jeunes réclame haut et fort le respect de la liberté d'opinion, de la liberté d'expression, la liberté de la presse, le droit de manifester, la liberté de réunion, l’égalité devant la justice que l’on soit partisan ou non d’un pouvoir en place, le droit à la sûreté, la présomption d'innocence, le respect des droits de la défense et le droit à la dignité de la personne que l’on soit en prison ou en liberté.
« Nous exigeons du gouvernement de la transparence notamment sur les dons suite au passage du cyclone Kenneth. Que dire des 10% prélevés aux fonctionnaires » ? Pour ce qui est de la justice, Ngo’shawo souhaite tout simplement qu’elle « fasse son travail et protège nos concitoyens, nos enfants ! Les cas de violences faites aux femmes et aux enfants ne cessent d'augmenter face au laxisme, aux irrégularités du système judiciaire et la corruption. Et par dessus tout, la transparence en cette gestion de crise de la Covid-19 ».
Pour rappel, le 1er juillet dernier, les écoles et les universités ont rouvert après plusieurs mois de fermeture pour cause de coronavirus. Et le mouvement n’a pu que constater des dispositions en deçà des attentes. En outre, Ngo’shawo appelle la jeunesse comorienne « à prendre rendez-vous avec l’avenir en participant et en s’engageant davantage pour l’édification de la Nation, la construction d’un Etat de Droit, l’avènement d’un Etat démocratique, le recouvrement de notre intégrité territoriale, la préservation de notre unité, la défense de notre souveraineté et le bien-être du Peuple Comorien ». « Nous pouvons, et nous devons chacun éveiller l’appétit pour la justice et la démocratie, l’éducation pour tous, le développement et la valorisation de notre patrimoine commun, nous le devons aux futures générations », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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