Un énorme bras de fer entre les habitants de Kanaleni (quartier de Fomboni) et Halim Toihir Boirariziki sur un problème foncier a fini par la destruction de 60 habitations. Plusieurs familles restent sans abris et le conflit est apparemment loin de toucher à sa fin.
À l’extrémité Sud Ouest de Fomboni, se trouve le quartier Kanaleni. Ici, 60 maisons dont 45 dans lesquelles vivaient des familles ont été détruites la semaine dernière. C’est suite à un conflit foncier qui s’est déclenché plusieurs années après la mort de Toihir Boirariziki, le père de Halim Toihir. Ce fils de Toihir réclame 4 hectares de terrain où habitent ces familles de Kanaleni qui appartiendraient à son défunt père.
Le dossier a eu plusieurs rebondissements au palais de justice de Fomboni avec une première tentative échouée de démolition de ces habitations. Ce qui a été suivi d'une attaque du domicile de Halim Toihir par un groupe de Kanaleni pour destruction mais rapidement maîtrisée par la force de l’ordre, il y a quelques mois de cela.
D'après les témoignages, un premier procès avait donné raison aux occupants de cette parcelle. Mais Halim aurait en sa possession un jugement faisant de lui le propriétaire. Les occupants de Kanaleni persistent à prétendre que ce terrain leur appartient. Leurs ancêtres, selon eux, qui travaillaient à la société Bambao résidaient sur ce terrain et c’est là où ils sont nés et ont grandi.
« Après le départ des colons, nos parents ont pris ce terrain de 4 hectares. Et le père de Halim, Mr Toihir Boinariziki de son vivant, avait pris 8 hectares. Ces terrains sont tous bornés depuis cette époque. Ni nous ni lui personne ne possède des documents démontrant que ce terrain lui appartient », témoigne madame Assiati Madi, une des victimes dont la maison a été détruite. « Halim Toihir avec la gendarmerie nationale nous ont laissés aujourd’hui sans abris », déplore-t-elle.
Halim Toihir Boirariziki, quant à lui, dit avoir un acte de propriété de ce terrain que son père avait acheté « et les habitants de Kanaleni avaient un délai de six jours pour déguerpir mais ils ont refusé » dit-il. Ces familles devenues désormais des sans-abris disent n’avoir reçu aucun préavis leur annonçant la démolition de leurs habitations.
Riwad
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