La Gazette

des Comores

8 mars/ONU : « Quand les femmes gouvernent, l’État investit davantage dans la protection sociale… »

8 mars/ONU : « Quand les femmes gouvernent, l’État investit davantage dans la protection sociale… » © : HZK-LGDC

François Batalingaya, coordonnateur résident du système des Nations Unies aux Comores a salué les efforts indéniables des femmes dans cette gestion de la pandémie de covid-19, surtout aux Comores ou la deuxième vague a été plus mortelle que la première.


A l’occasion de la journée dédiée à la Femme le 08 mars, François Batalingaya, coordinateur résident du Système des Nations Unies aux Comores a expliqué que le thème choisi cette année « mérite une attention particulière » pour tous les pays, et plus particulièrement l’Union des Comores qui fait toujours face à une seconde vague de la pandémie de Covid-19. En effet, 50% des femmes du personnel médical féminin ont été durement touchées par la nouvelle variante dans cette nouvelle variante pendant qu’elles étaient (et continuent à l’être) en première ligne, et gèrent avec courage des responsabilités supplémentaires à savoir leurs foyers.

 

Le Coordinateur a tenu à réitérer le message du secrétaire général des Nations Unies, António Gueterres. Selon ce dernier, la pandémie de Covid-19 a anéanti des dizaines d’années de progrès en matière d’égalité des sexes. « Elle a causé des pertes d’emploi massives, fardeau toujours plus lourd des soins non rémunérés, scolarité perturbée, explosion de la violence domestique et de l’exploitation : les femmes voient leur existence bouleversée et leurs droits s’éroder », rapporte-il.

 

Ainsi, pour cette année, la journée internationale des droits des femmes met en avant le pouvoir de transformation que recèle la participation des femmes sur un pied d’égalité avec les hommes. « Nous le voyons ici-même, à l’ONU, où je suis fier que nous ayons atteint, pour la toute première fois, la parité des sexes aux postes de direction. Les faits sont là. Quand les femmes gouvernent, l’État investit davantage dans la protection sociale et la pauvreté régresse plus vite. Quand les femmes siègent au parlement, les pays sont plus fermes dans leurs politiques de lutte contre les changements climatiques. Quand les femmes participent aux négociations de paix, les accords sont plus durables. Et depuis que les femmes sont aussi nombreuses que les hommes aux plus hautes fonctions de l’Organisation (ONU, Ndlr), notre action en faveur de la paix, du développement durable et des droits humains est encore plus concertée », constate-t-il.

 

Vivant dans un monde dominé par les hommes, empreint d’une culture essentiellement masculine, l’égalité des sexes est en réalité une question de pouvoir. Les hommes sont une partie indispensable de la solution. Les mesures de soutien et les plans de relance doivent cibler spécifiquement les femmes et les filles dans le cadre du relèvement après la pandémie. Il faudra  investir dans des entreprises appartenant à des femmes et l’économie des services à la personne. 

 

« Le relèvement nous offre l’occasion de rompre avec des siècles d’exclusion et d’inégalités. Qu’elles soient à la tête d’un pays, d’une entreprise ou d’un mouvement populaire, les femmes agissent concrètement pour le bien commun et font progresser la réalisation des Objectifs de développement durable. Il est temps de construire un avenir d’égalité. C’est l’affaire de chacune et chacun et l’intérêt de toute l’humanité. », Confie-t-il  tout en demandant aux pays, aux entreprises et aux institutions d’adopter des mesures et des quotas qui favorisent la participation des femmes sur un pied d’égalité avec les hommes et faire rapidement changer les choses.

 

Andjouza Abouheir

 


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