La Gazette

des Comores

9e jour de la mort de Bazi / Une cérémonie de recueillement pour Ali Bazi Selim

9e jour de la mort de Bazi / Une cérémonie de recueillement pour Ali Bazi Selim © : HZK-LGDC

La ville de Ntsoudjini a organisé samedi dernier une cérémonie de recueillement à la mémoire de feu Ali Bazi Selim. La prière a été honorée par plusieurs personnalités étatiques et religieuses à l’occasion de son neuvième jour.


Une cérémonie de recueillement à la mémoire de feu Ali Bazi Selem est organisée samedi dernier par la ville de Ntsoudjini, sa ville natale où il est inhumé le 10 janvier dernier.  Plusieurs discours ont été prononcés évoquer les bonnes œuvres de l’ancien Ministre Ali Bazi Selim. L’ambassadeur Assoumani Youssouf Mondoha alias Ndjizi qui a pris la parole après la lecture du Coran fait un bref rappel du parcours d’Ali Bazi Selim. Né en 1926 à Nsoudjini, Ali Bazi était un homme politique mais aussi religieux. Sa formation coranique a débuté à Ntsoudjini auprès de Fundi Fakih avant d’être pensionnaire au Madrassa Rubatu à Moroni, auprès de l’illustre Fundi Mohamed Bin Cheikh, qui était un ami de son père. Le fils ainé de Selim Aboubakar et Soibira Abdoulatuf Msafumu est rentré à l’école primaire coloniale en janvier 1939. « Bazi fut parmi la toute première promotion de l’école primaire de Ntsoudjini  jusqu’en 1945, année où son père l’envoya à l’école primaire de Mitsoudjé pour préparer le concours d’entrée à l’école régionale où il est admis en 1947 », précise-t-il.

 En 1949, Bazi rentre à l’école de comptabilité et sténographie d’Antananarivo à Madagascar où il a passé deux ans de comptabilité avant d’écourter son séjour, à cause de la maladie de son père qui décéda en novembre 1954. Coté politique, Ali Bazi, trois fois député de sa région d’Itsandra, fut parmi les députés qui aux cotés du président Ahmed Abdallah, ont voté la proclamation unilatérale de l’indépendance des Comores en 1975, Said Hassane Said Hachime fait partie de ces élus de l’ancienne chambre des députés.

Ce dernier, qui a pris la parole dans la foulée a indiqué que Bazi mettait en avant l’intérêt de la nation avant son intérêt personnel. « C’est pourquoi il était exceptionnel dans notre génération », reconnait cet ancien gouverneur de Ngazidja. Said Hassane reconnait aussi que feu Bazi était un des rares ministres en Afrique à démissionner en pleine exercice de ses fonctions. « Ce jour là, il n’était pas d’accord avec la manière dont le chef de l’Etat à l’époque (Ahmed Abdallah) gère les affaires », précise cet ancien ambassadeur des Comores à Paris.

Ibnou M. Abdou

 


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