La foire des produits égyptiens et internationaux vient d'ouvrir ses portes, samedi dernier au palais du Hamramba, pour sa 9eme édition aux Comores. Il s’agit d’une exposition bien prisée pour les Comoriens qui en profitent chaque été pour organiser et décorer leiurs foyers. Les organisateurs se réjouissent et saluent les autorités pour la facilitation.
Du 5 au 19 octobre, la 9e édition de la foire des produits égyptiens et internationaux se tient au Palais du Peuple. Cet événement, devenu incontournable, continue de renforcer les liens économiques entre l'Égypte et les Comores, tout en offrant aux consommateurs comoriens des produits rares et de qualité. Cette année, les visiteurs ont pu découvrir des nouveautés, parmi lesquelles des chaises en plastique et des vêtements pour jeunes garçons, tous estampillés "100% égyptiens". Selon Yehia Eldakak, président-directeur général de la société Pharo Egypt et chef de la délégation, l'accent est mis sur l’authenticité des produits, qui reflètent le savoir-faire égyptien.
Lui et son frère Mahmoud Elshaier, responsable marketing, n'ont pas manqué de souligner leur affection pour les Comores, leur « deuxième pays ». Malgré quelques retards dus aux intempéries, Yehia Eldakak s'est montré optimiste quant au déroulement de l’événement : « Nous avons rencontré quelques difficultés à cause de la pluie, mais c'était la volonté divine. Tout va bien maintenant et les choses progressent petit à petit ». En ce qui concerne les prix, le chef de la délégation a été franc. « Il n'y a pas de différence majeure par rapport aux éditions précédentes, sauf pour les prix qui augmentent en raison de la conjoncture économique mondiale », précise-t-il. Ce commentaire reflète une réalité globale, où l’inflation affecte les coûts de production et de transport, et donc les prix finaux pour les consommateurs.
Cependant, certains opérateurs économiques comoriens estiment que les tarifs restent abordables. Fundi Madhali, un des commerçant, a noté que les prix de la foire, bien que légèrement élevés, sont tout de même compétitifs par rapport aux tarifs pratiqués dans les marchés locaux. Il a toutefois critiqué une pratique courante lors des premières journées de la foire: « Les premiers produits ne sont pas toujours les meilleurs, les vrais articles arrivent souvent plus tard».
Depuis la 4e édition, la foire se tient alternativement à Ngazidja et Anjouan. Toutefois, l’île de Mohéli n'a pas encore eu l'opportunité d'accueillir cet événement en raison d’un manque d'infrastructures adéquates, notamment l'absence d'un port fonctionnel. « Une fois que la société égyptienne qui construit actuellement le port aura terminé, nous commencerons à Mohéli avant de revenir à Ngazidja et Anjouan », a promis Yehia Eldakak, laissant entrevoir un futur élargi pour la foire.
Avec dix sociétés égyptiennes présentes cette année, la foire continue de jouer un rôle crucial dans l’échange de savoir-faire entre les deux nations. Même si le manque d’espace limite le nombre d'exposants, la coopération entre Égyptiens et Comoriens est bien présente. Yehia Eldakak a d’ailleurs souligné que chaque société a recruté deux commerçants comoriens pour cette édition. Cependant, le transfert de savoir-faire reste un enjeu majeur. Comme l’a expliqué un autre commerçant, les produits égyptiens, bien que populaires, sont rares aux Comores en dehors des périodes de la foire. « Ils devraient former les commerçants comoriens pour que nous puissions offrir ces produits tout au long de l’année », a-t-il suggéré, regrettant que les articles disponibles aujourd’hui ne le soient plus une fois les exposants repartis.
Les organisateurs de la foire ont exprimé leur volonté de renforcer les partenariats avec les entreprises comoriennes, afin de permettre une meilleure exposition des produits locaux dans les prochaines éditions.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC