A Itsamia les habitants disent paye 3 fois plus chère l'eau que l'électricité, alors que cette source de vie se fait de plus en plus rare sous les robinets de la SONEDE. Les habitants font recours aux eaux des puits pour leurs besoins quotidiens.
L'eau est une matière vitale indispensable pour l'équilibre de la nature. Pourtant, à Mohéli, cette source de vie longtemps considérée comme « abondante » devient de plus en plus rare dans certaines régions. C’est le cas du village d'Itsamia, situé à l'Est de Mohéli dans la région de Djando, une région semi aride.
« Le moment où on payait l'eau de la SONEDE à 800 fc le mètre cube nous revenait moins chère qu'actuellement ou le mètre cube nous coute 500 fc. C'est incroyable pourtant c’est la réalité » souligne avec regret Anrfidine, chef du village d’Itsamia. Un avis partagé par un autre habitant de Wanani, chef lieu de la région de Djando, seule région à Mohéli où la facturation de l'eau par compteur est encore opérationnelle.
Selon le chef du village d’Itsamia, lorsque le m3 d’eau se payait à 800 fc, il n’y avait pas des taxes. « Maintenant que le coût de m3 est revu à la baisse, il y une taxe de 2000 fc de compteur sur chaque facture» précise-t-il avant d’enchaîner : « et on nous explique que ces 2000 fc c’est pour permettre de réparer les tuyaux en cas d'endommagement ce qui n’est pas le cas, le plus souvent la solution apportée c’est de stopper l'eau sur toute la partie en aval du lieu endommagé faute d’équipements appropriés ». « En plus, la facture peut tomber après deux mois avec un montant exorbitant sans qu'on sache pourquoi » a-t-il regretté.
Pour Massa, un habitant de Djando, l'eau est beaucoup plus chère que l'électricité. A Itsamia, l'eau de la société nationale d’exploitation et de distribution de l'eau coule rarement sous les robinets et pourtant, en moyenne un habitant paye mensuellement une facture d'eau de 20000 fc. Face à cette situation conjuguée avec la crise économique qui secoue le pays, la majorité des habitants d'Itsamia préfèrent retourner à leurs anciennes habitudes des puits, pour puiser l'eau. « On ne peut pas se réveiller à minuit pour stocker de l'eau vu que c'est le moment où elle coule dans quelques robinets du village » dit-on un peu partout.
Même si l'eau des puits n’est pas potable, mais ils n'ont pas le choix que de la consommer. Les compteurs d'eau qui permettent non seulement de mesurer la consommation, et d’établir la facturation, deviennent trop complexes et suscitent des interrogations.
Riwad
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