La Gazette

des Comores

A Mirontsy, bataille engagée autour d’un terrain privé

A Mirontsy, bataille engagée autour d’un terrain privé © : HZK-LGDC

Les masques tombent peu à peu autour de la vérité sur les intentions des uns et des autres, sur un terrain situé au bord de la mer, dans la grande ville de Mirontsy à Anjouan. Les prémices de ce dossier remontent à il y’a un peu plus de cinq ans. Mr Ibrahim Abdouroihmane Cheikh Amir, qui se trouve être le père de, Kanizat Ibrahim, ancienne vice-présidente de la CAF et membre du Conseil de la FIFA, s’était retrouvé entraîner dans une bataille médiatico-juridique. Au centre, un terrain lui appartenant, que la ville de Mirontsy voulait s’approprier pour la construction disait-on d’un marché public.


Aujourd’hui, tout apparaît clair comme de l’eau de roche. Ce qui était vendu au départ comme un projet communautaire, est tout simplement la volonté d’une personne pour ses propres intérêts. C’est en tout cas ce que tout le monde a entendu de la bouche de l’ancien maire de Mirontsy, Bacar Sidi dans une vidéo publiée sur les réseaux. « La construction que vous voyez derrière nous, il paraît que c’est Abdou Miroidi, qui l’a ordonné pour la construction d’une four ». Si l’ancien édile de Mirontsy reconnaît avoir engagé une procédure d’expropriation quand il était aux affaires, il nous a confié que jusqu’à maintenant le terrain appartient à Mr Ibrahim Abdouroihmane. « C’est un terrain qui est toujours en litige devant la justice comorienne. Jusqu’à preuve du contraire, le terrain appartient à Monsieur Ibrahim Abdouroihmane ». Une affirmation qui laisse peu de doute sur le caractère illégal des travaux engagés.

 

Ancien directeur de l’ONICOR, ancien ministre et actuel député de la Nation, Abdou Miroidi se retrouve au cœur de ce scandale. Et selon un confrère sur place qui requiert l’anonymat, le chantier engagés appartiendrait à un parent proche du représentant de la nation. Une question tout de même se pose : comment les autorités judiciaires de l’île peuvent-elles laisser une telle affaire s’enliser, jusqu’à ce que certaines parties se permettent d’engager des travaux dans un terrain qui est toujours en litige ? Des voix dans la ville n’hésitent pas à dénoncer l’attitude de l’ancien ministre dans sa volonté de s’accaparer d’un bien qui ne lui appartient pas, mais savent en même temps que c’est une bataille perdue d’avance, vue sa proximité, voir son appartenance aux premiers cercles qui entourent le chef de l’État, dans un pays où la justice est régulièrement pointée du doigt, y compris par le chef de l’État lui-même.  Notons que nous ne sommes pas parvenus à rentrer en contact avec l’actuel maire de la ville de Mirontsy, malgré notre insistance.

 

 Imtiyaz

 


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