La Gazette

des Comores

A Mohéli, 3 contrôles physiques en 4 mois pour les enseignants du public

A Mohéli, 3 contrôles physiques en 4 mois pour les enseignants du public © : HZK-LGDC

Du contrôle physique, encore du contrôle. En seulement 4 mois, les enseignants des écoles publiques viennent de subir leur 3ème contrôle physique. Et cette fois-ci en présence du Ministre de l’éducation. Certains enseignants fustigent le manque de communication pour ce travail, pourtant important mais qui est devenu agaçant.


Après Ngazidja et Ndzouani c’était le tour des enseignants de Mwali de subir un contrôle par les autorités ministérielles. Trois jours ont suffi pour faire ce travail qui a débuté le jeudi dernier dans l’île. Le Ministre de l'éducation Nationale Djaanfar Salim Allaoui a fait le déplacement lui-même à Mohéli pour superviser ce travail d’assainissement du fichier des enseignants du public. Le Ministre dit vouloir connaitre le chiffre réel des personnes qui exercent ce métier d’enseignant et comment elles le font en rapport avec le nombre d’heures prévues par les textes pour chaque enseignant du primaire, du collège et du lycée.

« Des enseignants ont fait le choix d’aller s’installer en France ou ailleurs mais ils continuent de percevoir des salaires alors que d’autres travaillent bénévolement » a déploré le Ministre devant les autorités insulaires de l’éducation en présence de l’équipe de contrôle à l’école primaire de Bangoma. Et lui d’ajouter que l’enseignant qui n’aurait pas été contrôlé aura son salaire suspendu.

Sauf que l’information d'un contrôle physique le jeudi à l’école primaire de Bangoma pour tous les enseignants de la préfecture du centre était mal passée. Plusieurs instituteurs et professeurs n’étaient pas au courant. « Ce n’est pas normal ce qu’ils font, nous devons être bien informés à l’avance avant de procéder à ce contrôle, moi je ne voulais pas venir mais ce sont les coups de téléphones incessants qui m’ont fait changer d’avis » déplore un professeur de mathématique au lycée de Fomboni. D’autres l’ont appris à la dernière minute pourtant cette commission n’avait que 3 jours pour sillonner l’île. C’est pour dire que le risque qu’un enseignant ne soit pas contrôlé alors qu’il exerce existe bien.

Le lendemain, le ministre de l'éducation et son équipe se sont rendus à l'école primaire publique de Wanani dans la région de Djando avant de terminer sa tourné le samedi à l'école primaire publique de Nioumachoi dans la région de Mledjelé. « Nous ne faisons pas ce contrôle pour vous embêter. C'est une décision prise par le gouvernement pour évaluer votre situation avant de répondre à vos exigences » explique Djaffar Salim faisant allusion aux revendications des enseignants pour la nouvelle grille indiciaire. Laquelle grille a été présentée en conseil des ministres de ce mercredi 13 avril et sera réexaminée avant que le conseil s’y prononce. C’est à Nioumachoi que le Ministre a promis de soutenir de toute son énergie les revendications des enseignants.

Riwad

 


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