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des Comores

A propos de la sécurisation des élections de 2006 par l’AMISEC: La mise au point de Aboudou Soefo

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A propos de la sécurisation des élections de 2006 par l’AMISEC:  La mise au point de Aboudou Soefo © : HZK-LGDC

Ce n'est pas la première fois que des intervenants politiques développent du "hala halele" devant micros ou sur les réseaux à propos du déploiement de la force AMISEC pour sécuriser les élections de 2006 aux fins de s'en approprier le mérite. Je me suis toujours retenu d'intervenir là-dessus, malgré l'énorme contre-vérité montée par ces intervenants, estimant jusque là que ça ne valait pas la peine.


J'ai décidé de réviser mon appréciation suite à l'intervention du porte parole du Front Commun, Monsieur Razida, par laquelle il rapporte des propos attribués à des représentants de l'Union Africaine selon laquelle il ne peut pas y avoir de sécurisation des élections de 2024 à la AMISEC parce que, contrairement à la situation de 2006 avec son pléthore de "présidents", le contexte d'aujourd'hui est différent sans omettre le fait qu'en plus nous autres Comoriens, nous ne nous cognons pas suffisamment encore pour mériter une assistance similaire.

 

Que certains représentants de notre organisation panafricaine puissent parler de la sorte hors micro, c'est possible. Après tout, il se peu qu'ils ne connaissent pas ce qui c'est passé, tout simplement. Mais personne n'a le droit de travestir l'Histoire pour ses propres commodités. Aussi, en ma modeste qualité de principal négociateur du dossier AMISEC, vais-je faire la lumière là-dessus.

 

A l'époque, le Président Azali voulait fermement voir l'alternance à la mode Tournante (sur Anjouan) réussir sans contestation. Un tel passage du témoin lui procurera la satisfaction légitime pour mission accomplie. Il m'a alors envoyé rencontrer le Président Sud africain Thabo Mbeki pour lui soumettre l'idée de la nécessité d'une force de sécurisation Sud-africaine des élections. Et j'ai rencontré le Président Mbeki en Novembre 2005 au Cap. D'ailleurs, par concours de circonstance, une délégation Union et Mdjidjengo était présente à Pretoria pour un séminaire avec la participation entre autres de Ahmed Koudra et Madame Sitty Tadjidine.

 

Pourquoi une force Sud-africaine ? En raison de son rôle de leadership dans l'accompagnement de la Communauté Internationale au processus de réconciliation nationale au côté de l'union Africaine et de l'Organisation Internationale de la Francophonie (le Président Sud-africain Thabo Mbeki s'est rendu à deux reprises aux Comores au cours du processus de réconciliation nationale). Je dois souligner qu'il a fallu que j'insiste pour que le Président Mbeki veuille prendre bonne note de la requête de son homologue Azali.

 

Pour conclure, il nous faut retenir que le déploiement de la force de sécurisation AMISEC à été possible parce que, dans un contexte de ni guerre ni paix, la demande relevait du gouvernement comorien. Mutatis mutandis, exigeons le Président Azali et son gouvernement de renouveler cette expérience salutaire pour que ces prochaines élections de fin de mandat soient les plus démocratiques et transparentes possibles.

 

(Source, page facbook de Aboudou Soefo)

 


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