La Gazette

des Comores

Abandonné à son triste sort en Arabie Saoudite, il veut rentrer aux Comores

Abandonné à son triste sort en Arabie Saoudite, il veut rentrer aux Comores © : HZK-LGDC

Il s’appelle Elarif et est originaire d’Ikoni. Il a été blessé par une balle de la gendarmerie nationale le 9 décembre 2019. C’est dans la même affaire que Hamada Gazon aura perdu la vie, tué par une balle des forces de l’ordre. Elarif affirme n’avoir pas bénéficié de soins appropriés et ne demande qu’une chose aux autorités de son pays les Comores : rentrer « pour mourir aux côtés des miens ».


Elarif Issihaka, jeune originaire d’Ikoni à la Grande-comore, a fait une vidéo devenue virale dans laquelle il affirme être abandonné à son triste sort en Arabie Saoudite aussi bien les autorités comoriennes qui doivent le prendre en charge, que par son pays d’accueil qui lui réserve un traitement indigne. Elarif est envoyé en Arabie Saoudite par le gouvernement pour se soigner à la suite d’une blessure par balle à Ikoni en décembre 2018. C’est dans cette même affaire que Hamada Gazon a perdu la vie. A l’en croire, il devrait suivre une opération chirurgicale et des séances de kinésithérapie. Des soins dont il n’a jamais bénéficié depuis le retrait de la balle.  

 

« Nos visas ont expiré. Nous sommes abandonnés à notre triste sort dans un hôpital militaire.  Rien ne va plus. Nous vivons dans des conditions pas stables », confie-t-il, parlant de lui et de son accompagnateur. Depuis le mois de juin 2020 jusqu’à nos jours, lui et son accompagnateur n’ont « rien reçu ». « La personne qui m’a accompagné est malade depuis 6 jours, sans compter que moi-même mon état nécessite de l’argent. Nous avons informé notre gouvernement. Ils nous ont dit d’emprunter de l’argent à quelqu’un et envoyer la facture. Mais qui va nous prêter cet argent ? », s’interroge-t-il, avant d’ajouter que « si j’ai fait cette vidéo, c’est parce qu’on m’a sacrifié et je me demande ce que je suis venu faire ici. Je suis juste enfermé dans une chambre dans des conditions plus que difficiles. On me parle mal et on ne s’occupe pas de moi convenablement ».

 

Elarif ne demande qu’une chose aux autorités de son pays les Comores : rentrer « pour mourir aux côtés des miens ». « Je veux revenir chez moi rejoindre mes parents et le Seigneur décidera du reste. Depuis que je suis ici, je n’ai pas eu les soins qu’il me faut si ce n’est que la balle a été retirée… ».

 

Andjouza Abouheir

 


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