La Gazette

des Comores

Accord-Cadre de Fomboni du 17 février 2001: Une cérémonie maintenue malgré l’interdiction

Accord-Cadre de Fomboni du 17 février 2001: Une cérémonie maintenue malgré l’interdiction © : HZK-LGDC

Initialement prévue à Djoiezi, chez l’ancien président Ikililou Dhoinine, la célébration du 24ᵉ anniversaire de l’accord-cadre de Fomboni a dû être déplacée en raison de contraintes politiques. Face à un arrêté préfectoral interdisant toute manifestation à caractère politique dans les foyers communautaires et les espaces publics, les organisateurs ont opté pour une nouvelle localisation. La cérémonie a finalement eu lieu au domicile de Dr Hassanaly Abdoulanziz, après un bref passage chez Charif Mhadji.


« Retour à l’ordre constitutionnel de 2001, issu de l’accord cadre de Fomboni » ou encore « la tournante, l’autonomie et l’équilibre des îles : piliers d’un état fédéral développé et solidaire », voilà quelques uns des slogans qu’on pouvait lire sur les banderoles brandis autour du lieu de la cérémonie commémorative du 24ème anniversaire de l’Accord cadre de réconciliation nationale, organisée par l’opposition à Mwali. Et ce, malgré le déploiement des hommes en uniforme pour surveiller les places publiques.

Quatre interventions ont marqué la cérémonie. Abdou Malida a donné le coup d’envoi en rappelant les avantages de la constitution de 2001, fruit de l’Accord de Fomboni qui a mis fin à la crise séparatisme et institutionnelle déclenchée en août 1997. « Cet accord a mis fin à une crise séparatiste douloureuse qui s’était emparée aussi de Mohéli », devait rappeler dans son discours en langue française Chambane Bacar avant de poursuivre : « Nous rejetons d’emblée, le bilan des assises du colonel Azali Assoumani, par lequel il a diabolisé l’accord de réconciliation ainsi que la constitution du 23 décembre 2001, l’autonomie large des îles, la présidence tournante et l’équilibre des îles ».

Les opposants au régime actuel estiment que le véritable objectif du pouvoir est d’enterrer l’esprit du nouvel ensemble comorien (NEC), qui reconnaît la spécificité des îles et rejette une gouvernance centralisée. Dr Abdou Djabir, aux côtés de ses collègues, a vivement critiqué la politique du président Azali, dénonçant une gestion centralisée et autoritaire sur le plan diplomatique, politique, institutionnel, administratif et sécuritaire. Enfin, Chambane Bacar a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel du nouvel ensemble comorien.

Riwad


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