A l’issue d’une réunion, qui a débuté à la Chambre de commerce de Ngazidja et pris fin au ministère de l’intérieur, les autorités ont choisi la voie des pourparlers avec le village de Bahani, où les camions à ordures ont été empêchés de traverser, causant des échauffourées entre forces de l’ordre et villageois.
Samedi de dernier, la chambre de commerce de Ngazidja a réuni dans ses locaux, la mairie de Moroni, le syndicat des agriculteurs, le Modec et le commissariat à l’environnement. Au menu de la discussion, la fermeture des deux principaux marchés de Moroni par la mairie de la capitale. Pour la chambre de commerce, les deux jours sans marché ont sans doute porté un coup dur à l’économie du pays qui repose essentiellement sur le secteur primaire.
« Pour nous, la fermeture des marchés n’a pas été la bonne solution », nous rend compte Mouigni Ali, le chargé de communication de l’institution. Le moyen de pression de la mairie pour que les montagnes d’ordures soient débarrassées est perçu comme une solution «palliative» par la chambre. « C’est inacceptable qu’une ville d’un peu plus de 100 mille habitants, soit débordée par les ordures. Il faut une solution durable car le problème ne date pas d’aujourd’hui », poursuit Mouigni.
La chambre de commerce de Ngazidja déplore que les produits agricoles de la population marchande pourrissent à défaut de pouvoir être écoulés aux marchés. Et, par ricochet, c’est le consommateur qui en pâtit. «Certes les ordures comportent des risquent sur la santé. Mais encore une fois, la fermeture des marchés n’a pas été la solution idoine. C’est des millions de nos francs qui sont perdus en l’espace de quelques jours ».
Après la chambre de commerce de Ngazidja, la réunion s’est poursuivie au ministère de l’intérieur où la gendarmerie et la justice y ont pris part. Il est convenu de se plier aux exigences de la localité de Bahani qui réclame l’étanchéité des camions à ordures lesquels laissent échapper un liquide nauséabond sur la chaussée pendant l’acheminement. Bahani réclame aussi la libération des villageois arrêtés suite aux échauffourées qui ont éclaté début février avec les forces de l’ordre. Les marchés sont assainis vendredi et les activités ont repris le lendemain.
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