La Gazette

des Comores

Achmet croit que l’enseignement à distance est faisable

Achmet croit que l’enseignement à distance est faisable © : HZK-LGDC

Le leader du mouvement Hury, Achmet Said Mohamed, dézingue les mesures prises par le gouvernement pour prévenir la pandémie de Covid-19. D’abord il reproche au chef de l’Etat de ne pas donner l’exemple, et la population de ne pas prendre conscience du danger de l’épidémie. Professeur à l’UDC, il encourage le ministère de l’éducation à poursuivre son projet d’enseignement à distance.


Ancien candidat aux élections présidentielles de mars 2019, Achmet Said Mohamed sort de son mutisme. Depuis Paris où il est en exil, le docteur en chimie suit de près l’actualité du pays. Les derniers évènements liés à l’épidémie de coronavirus, ne lui ont pas échappé. Preuve de l’attention qu’il porte sur son peuple, il se dit « touché » que certains se retrouvent dans les places publiques à palabrer, « alors que les rassemblements sont le plus grand danger dans cette pandémie ». « Nous avons un petit pays qui n’a rien du tout. Alors nous ne devons pas nous exposer au danger ».

 

Alors que les mesures de baisse des prix des produits alimentaire peinent à s’appliquer faute d’une concertation en amont avec les opérateurs économiques, Achmet rebond sur l’occasion pour tirer à boulets rouges sur un gouvernement qui se révèle par son « irresponsabilité » et son « incompétence » à gérer cette crise sanitaire. « Vous prenez des mesures sans réfléchir sur comment vous allez compenser les pertes », fustige-t-il.

 

Le président du mouvement Hury, revient sur le non-respect des mesures de prévention par ceux-là même qui les ont instaurées. Il ne manque pas de rappeler qu’un bon responsable donne d’abord le bon exemple avant d’imposer aux autres. « Les pays qui se sont préparés et qui se préparent à lutter contre cette maladie font des tests en premier. A défaut de ces moyens, malgré le don des kits de prélèvements, nous devons respecter les mesures barrières », appelle-t-il.

 

En sa qualité de professeur de l’Université des Comores, Achmet ne peut que donner son point de vue sur l’enseignement, paralysé par la crise sanitaire. Alors que le ministère de l’éducation étudie encore la possibilité de dispenser un enseignement à distance, Achmet est persuadé que cela est bien possible.

 

« Les techniques technologiques actuelles devront suffire à enseigner à distance. Avec des agents de Comores Télécom, nous avions finalisé un travail dans ce cadre qui aurait permis à l’ensemble des élèves et étudiants à poursuivre l’année scolaire à distance », encourage ce professeur, craignant tout de même que des retards soient pris comme à l’accoutumée, et puis venir à la fin « mettre la pression aux jeunes et aux enseignants ».

 

A.O Yazid

 


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