La Gazette

des Comores

Affaire Bachar: Cinq ans de prison contre le principal accusé

Affaire Bachar: Cinq ans de prison contre le principal accusé © : HZK-LGDC

Il n’y a pas eu de report du verdict tant attendu du procès de Nourdine Mpatri, Alias Abdoussalami Mpingo alias Bachar. Le principal accusé écope de cinq ans de prison ferme. L’ancien ministre de l’énergie, Ali Ibouroi, est quant à lui condamné à deux ans de prison dont six mois ferme, et les autres prévenus ont été relaxés faute de preuve, à savoir, Abdoulfatah Saïd, Aboubacar et Sara Saïd Mdahoma ainsi que le conseiller du ministre des finances, Ilyasse Aboudou.


Pour les quatre derniers cités, le tribunal n’a jamais pu démontrer le lien avec le principal accusé dans cette affaire. C’est donc une grande victoire particulièrement pour deux des poids lourds de la mouvance présidentielle de la capitale. S’ils ne sortent pas renforcés politiquement, ils sont du moins lavés des soupçons de dénonciations calomnieuse par personne interposées. Une décision qui passe mal aux yeux de l’avocat de Bachar, Maitre Djamaldine qui insiste sur le fait que l’un des prévenus, Ilyasse Aboudou a bénéficié d’une relaxe sans pour autant jamais assister au procès.

Ce n’est pas le cas de l’ancien ministre de l’énergie, Ali Ibouroi qui a vu sa peine confirmée par le tribunal. En effet, l’ancien Monsieur énergie écope de deux ans de prison dont six mois de sursis. Une décision qui passe mal auprès de son avocat « Nous ne sommes pas satisfaits de la décision du tribunal » Et de continuer un éventuel appel : « Nous avons encore dix jours pour nous consulter avec notre client pour savoir si oui ou non, nous allons faire appel ».

Sur la condamnation de Bachar, son avocat s’explique : « Pour commencer ce n’est pas Bachar qui a été condamné, mais Abdoussalami Mpingo, Bachar en réalité il s’appelle, Nourdine Mpatri. » Et de poursuivre « Toutefois, il y’a un certain Abdoussalami Mpingo qui a été condamné à cinq ans. » Décidément ce procès et hors du commun, même le principal accusé ne ferait pas partie du procès. Pour ce motif, le procès pourrait-il être annulé ? Plusieurs avis juridiques sont possibles dans ce cas de figure, la condamnation reste juridiquement valable avec la présence des faits matériels, l’avocat peut introduire un appel sur le fait que le nom de son client ne soit le bon ou tout simplement le tribunal peut maintenir le jugement tout en rectifiant le nom du condamné.

Imtiyaz


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.