La Gazette

des Comores

Affaire de la petite Faina : Ouverture du procès le 23 mai

Affaire de la petite Faina : Ouverture du procès le 23 mai © : HZK-LGDC

Faina Rahim a été violée puis assassinée en mai 2020. Son corps a été retrouvé dans un trou à quelques encablures de Membwadju, un village au nord de la Grande-comore où la victime, 5 ans au moment des faits, habitait avec son père.


C’est une échéance tant attendue par toute personne éprise de justice. Le procès de la petite Faina assassinée en mai 2021 après avoir été violée, s’ouvre à partir du 23 mai prochain à Moroni. Faina n’avait que 5 ans et a été violée puis assassinée. Après plusieurs battues organisées par les villageois de Mwebwadjou dans la région de Mboude, au nord de Ngazidja où elle résidait avec son père. Son corps sans vie sera découvert dans un trou recouvert d’un morceau de tôle, sur lequel était posée une pierre. Deux présumés coupables ont été arrêtés puis, contre toute attente, relâchés par la justice.

 

C’est à une autre personne que les autorités judiciaires ont fait porter le chapeau. Placé en détention provisoire depuis, c’est cet homme qui comparaîtra devant le juge le lundi 23 mai, a annoncé la semaine dernière le procureur général près la Cour d’appel. Ce procès qui devait avoir lieu en début d’année mais ajourné à la dernière minute, est tant attendu par la population et mobilise les associations qui militent pour la protection des enfants. C’est le cas par exemple de l’association Faina.

 

Pour la voix de sa présidente Allaouiyat Said Abdallah, l’association Faina, ce n’est pas trop tôt que la justice décide enfin de tenir ce procès un an après. « Nous comprenons le temps de la procédure. Cependant cela reste une longue attente, pour la famille de la petite Faina, pour l’association Faina ainsi que tous les Comoriens touchés par cette histoire », concède celle qui espère que cette fois sera la bonne. Une allusion au faux bond de février. « Nous attendons que justice soit faite, que la loi soit appliquée, en espérant un verdict exemplaire qui pourra donner une bonne leçon à toute personne qui aura l’intention de commettre toute sorte de crime ».

 

L’attente est légitime. Mais au regard de ce qui s’est passé, à savoir la libération des deux présumés coupables identifiés par les villageois, un retournement qui a pris tout le monde de court, force est de se demander si l’on ne se dirige pas vers un simulacre de procès. « Comme tous les Comoriens touchés par cette histoire, nous n’avons pas compris pourquoi les présumés coupables ont été libérés 2 jours après leur arrestation sur une affaire de crime », se confie notre interlocutrice. Elle poursuit : « L’AFF (Association Faina France, Ndlr) fait confiante en la justice mais, elle reste quand même vigilante vu ce qui s’est passé auparavant ».

 

Andjouza Abouheir

 

 

 

 


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