La Gazette

des Comores

Affaire de sextape à Mohéli :  Le parquet a ouvert une enquête

Affaire de sextape à Mohéli :  Le parquet a ouvert une enquête © : HZK-LGDC

Si le gouvernorat de Mohéli a annoncé la fermeture la fermeture de l'Alliance française de l’île après la publication sur les réseaux sociaux des sextapes impliquant un ancien enseignant de ladite Alliance et des jeunes femmes, le parquet général a de son côté ouvert une enquête judiciaire pour faire la lumière sur cette affaire.


L'affaire de sextape impliquant un ancien enseignant de l'Alliance française de Fomboni inquiète les autorités de l’île. Avant-hier, le gouvernorat a annoncé la fermeture de l’institution française « jusqu’à nouvel ordre afin de clarifier la situation ». Cette annonce intervient à quelques jours de la fuite sur les réseaux sociaux de sextapes impliquant un ancien enseignant de l’Alliance française de Fomboni aujourd’hui hors du territoire national, et des jeunes femmes de l’île. « Le gouvernorat de l’île fortement consterné, manifeste son indignation face à ces actes odieux », peut-on encore lire dans le communiqué de Bonovo, le siège du gouverneur de Mohéli.

 

L’on ignore si la décision de fermer jusqu’à nouvel ordre émane de Bonovo qui l’a annoncée ou si elle vient d’ailleurs. Ce qui est sûr, le gouvernement central assure n’y est pour rien, à en croire son porte-parole, joint par La Gazette des Comores : « Le gouvernement n’a pas ordonné la fermeture de l’Alliance ». Comme une bonne partie de l’opinion publique, Houmed Msaidie semble être d’accord que les actes d’un employé qui a agi dans un cadre privé, ne peuvent pas être imputés à son employeur. « Il s’agit d’un adulte ayant commis un délit. Il appartient à la justice de se prononcer ». En effet, le parquet général de Fomboni a ouvert une enquête et ne s’est pas encore prononcé.

 

Les images à caractère sexuel ont commencé à fuiter après le départ des Comores de l’enseignant mis en cause. Dans la foulée, l’ambassade de France a publié un communiqué sur son site. « S’il y a des comportements inappropriés ou pénalement répréhensibles, il appartient à la justice de se prononcer, que ce soit la justice comorienne ou le cas échéant la justice française », assure la chancellerie qui promet qu’il n’y aura « pas d’impunité » . Quelle que puisse être la gravité des faits, il appartient à l’enseignant mis en cause de répondre de ses actes et non à l’institution pour laquelle il a eu à travailler, dès lors qu’il a agi dans un cadre privé.

 

Andjouza Abouheir

 


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