La Gazette

des Comores

Affaire des insurgés de la médina : Djae parle d’éthique et de démocratie

Affaire des insurgés de la médina :  Djae parle d’éthique et de démocratie © : HZK-LGDC

Le ministre de la justice Djae Ahamada Chanfi est revenu sur l’affaire des insurgés de la médina de Mutsamudu dont l’ex gouverneur Salami a pris 12 ans de prison ferme. Il salue la maturité et la démocratie de la ville de Mutsamudu et l’éthique de la justice comorienne.


48 heures après la tenue des audiences de la cour de sureté de l’Etat à Mutsamudu, le ministre  de la justice Djae Ahamada Chanfi se félicite du bon déroulement du procès. Trois dossiers ont fait l’objet de ces audiences dont l’affaire d’association de malfaiteurs et participation à   un mouvement insurrectionnel et atteinte à l’autorité de l’Etat. Selon le ministre, tout s’est bien déroulé en toute démocratie et avec éthique. « Je salue la démocratie et la maturité de la ville de Mutsamudu. Tout s’est bien déroulé, il n’y avait aucune contestation. Les échanges  ont été démocratiques. La tenue des audiences a montré combien la justice a laissé la parole aux mis en cause pour s’exprimer. J’ai lu par La Gazette des Comores, qu’un inculpé avait 44 minutes pour s’expliquer, cela démontre combien ils avaient tout le temps pour parler devant les hommes en toges », avance-t-il.

Concernant les interrogations sur la légalité concernant la cour de la sureté de l’état, le ministre a tenu à rappeler que la loi du 20 décembre 1981 portant création de cette cour de sureté de l’Etat, promulguée par feu Ahmed Abdallah Abderemane stipule qu’ « il est créé une cour de sureté de l’état ayant juridiction sur l’ensemble du territoire national. Cela veut dire que cette juridiction peut assiéger partout dans le territoire national », précise-t-il avant de recadrer Me Mahamoudou. « Des fois, il oublie qu’il est avocat. L’on ne peut pas dire que la justice accouche des souris alors que c’est la même justice qu’on plaide chaque jour pour des clients. Soyons sérieux ».

Le conférencier est revenu sur la surpopulation en milieu carcéral. Il fait même de cette question sa priorité. « Nous sommes en train de réfléchir comment désengorger les lieux et voir les possibilités d’aménagement des peines de certains détenus. Parallèlement, le gouvernement est en train d’étudier le projet de construction de la prison et je travaille en symbiose avec le ministre des finances », conclut-il.  

Andjouza Abouheir


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