La Gazette

des Comores

Affaire Destruction des pastèques contaminés / Le directeur de l’INRAPE réplique

Affaire Destruction des pastèques contaminés / Le directeur de l’INRAPE réplique © : HZK-LGDC

« On ne pouvait pas laisse entrer les pastèques et les choux contaminés au risque de mettre en danger d’autres cultures, c’est pourquoi nous prenons la décision de les interdire. Et si nous prenons cette décision c’est pour protéger nos agricultures et le peu d’agriculture effectuée sur place ». C’est en ces termes qu’a répliqué Abdou Azali Hamza face aux accusations de l’importateur Allaoui Toihiridine.


En réponse à Allaoui Toihiridine, le directeur de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture-Pêche-Environnement (INRAPE), Abdou Azali Hamza a dit, devant la presse, qu’il leur revenait de droit de saisir et de détruire les pastèques car dit-il « ils étaient contaminées ». L’importateur se demande comment ils ont pu déterminer la contamination et comment l’analyse a été faite alors qu’aucun des ces fruits n’a été déchargé du bateau. Le commerçant pleure son investissement et ainsi, et estime que l’INRAPE n’avait aucune raison de le faire. Ici, Abdou Azali Hamza rassure qu’aucun texte n’a été violé et fait savoir que cela relevait de leur compétence et en vertu des Accord SPS-OTC qui régissent toutes l’Organisation internationale du commerce.

Pour la direction de l’INRAPE, cette mesure était nécessaire car dit-il, « il s’agit d’analyses de risque » pour prévenir contre la contamination de la culture locale. Sur ce, le concerné se demande pourquoi le manioc, la banane, les tarots et autres denrées alimentaires sont déchargés. « J’ai comme l’impression que Hamza en fait une affaire personnelle », a lancé Allaoui Toihiridine affirmant que l’INRAPE n’avait pas le droit de détruire son importation. « C’est un abus de pouvoir. Sinon qu’il me dise sur quels textes il s’appuie », a-t-il poursuivi.

« Si il faut qu’on laisse entrer les pastèques et les choux pour mettre en danger d’autres cultures alors là nous prenons la décision de les interdire. Et si nous prenons cette décision c’est pour protéger nos agricultures et le peu d’agriculture effectuée sur place », annone le directeur de l’INRAPE.   

Hamza s’en prend à Allaoui et l’accuse d’être « un malfaiteur, un tricheur ». Le directeur de l’INRAPE rappelle que le concerné avait reçu l’autorisation d’importer jusqu’à 10 tonnes de pastèques. « La première fois il a ramené 3,5 tonnes, 5 tonnes pour la deuxième vague selon sa déclaration officielle mais en cachette, il a importé jusqu’à 7,5 tonnes » avance le conférencier. Pour Hamza cet acte de détournement est un acte qui lui a couté une plainte pour trafic. Ce dernier rassure qu’Allaoui était bien au courant de l’interdiction d’importation de pastèques et de choux mais qu’il voulait le faire à l’insu des autorités. « C’est un malfaiteur connu de tous. A l’exemple, la dernière fois il est venu avec un faux produit de miel », dit-il en annonçant que la loi impose des sanctions à la personne concernée et la destruction automatique des denrées en question. Allaoui Toihiridine nie tout en bloc et demande que les analyses soient faites et rendues publiques.

A.O Yazid

 


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