Les fidèles d’une église sise à Ikoni ont reçu une visite pour le moins mouvementée de la police municipale de ladite ville. Dans la foulée, le ministère de l’intérieur a exprimé sa « réprobation » face à cet acte qui va « à l’encore des principes de l’état de droit ».
La religion est l’opium d’un peuple, et tout ce qui a trait à cette dernière ne laisse personne indifférent. Depuis trois jours, c'est l’actualité qui retient en haleine la blogosphère. C’est dans la grande ville de Bambao ya Mbwani (Ikoni) que les faits se sont produits dimanche 03 novembre dernier. Des policiers ont fait irruption dans un lieu de culte chrétien. Et d’après les éléments, cette église ne serait pas là, par hasard, mais aurait eu l’aval de certaines autorités de la ville. C'est en tout cas ce qu’a affirmé, le chef de la police municipale du Bambao ya mbwani, brandissant des documents apparemment signés par lesdites autorités.
« Nous allons consulter nos supérieurs hiérarchiques pour savoir de qui la décision d’ouvrir cette église a émané, et après on en tirera les conséquences qui s’imposent », s’est exprimé en substance, celui qui assure la sécurité des cinq localités de Bambao ya mbwani. Avant d’en connaitre un peu plus, cette histoire continue à faire les choux gras des médias en ligne, et à alimenter le débat public sur la liberté de culte, dans un pays dont la population est moins ouverte aux autres cultes.
Les pratiquants qui ont été interrogés sur les lieux disent respecter la loi, apparemment en se référant à l’article 18 de la loi fondamentale qui garantit aux étrangers habitant aux Comores de jouir des mêmes droits que les Comoriens, même en matière de culte. Dans l’après-midi de lundi 04 novembre, le ministère de l’intérieur a sorti un communiqué allant dans ce sens, et qui condamne ce qui s'est passé à Ikoni. « Suite aux événements du 3 novembre à Ikoni impliquant une intervention illégale de la police municipale dans un lieu de culte, le ministère de l’intérieur exprime sa réprobation. Ces actions vont à l'encontre des principes de l’état de droit et des droits fondamentaux garantis par la Constitution ».
Et ce dernier d’annoncer l’ouverture d’une enquête. « Une enquête administrative sera menée pour faire la lumière sur ces faits. Le ministère rappelle à toutes les communautés religieuses qu'elles sont libres de pratiquer leur culte dans le respect des lois ».
Imtiyaz
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