La Gazette

des Comores

Affaire Khaled : Des plaintes déposées contre un ancien entraineur

Affaire Khaled :   Des plaintes déposées contre un ancien entraineur © : HZK-LGDC

Suite aux déclarations de Khaled, victime d’abus sexuel durant son enfance, ses avocats Me Moudjahid Abdoulbastoi et Me Idriss Saandi ont annoncé qu’aux moins 4 plaintes ont été déposée contre l’ancien entraineur d’Elan Club dont un à Bobigny et trois à Moroni.


« Nous irons jusqu’au bout dans cette affaire », ont assuré les avocats de Khaled victime d’abus sexuel durant son enfance. À ce jour, 4 plaintes sont déposés contre l’ancien  entraineur d’Elan Club et de JACM de Mitsoudje dont un à Bobigny et trois à Moroni. Les avocats de Khaled en la personne de Me Moudjahid Abdoulbastoi et Me Idriss Saandi ont expliqué hier mercredi 09 février que des procédures ont été entamées suite aux déclarations de leur client. Deux procédures sont en engagées au total en collaboration avec des avocats en France dont une plainte à Bobigny et trois autres à Moroni depuis le 31 janvier. Le but recherché est de protéger d’autres enfants contre ce genre d’actes. « La déclaration de Khaled a permis à d’autres personnes de briser le silence. À part les 4 plaintes, nous avons 4 autres personnes en France qui nous ont contactés et 7 aux Comores dont 5 familles pour cette même affaire. Chaque personne a des faits qui diffèrent des autres », précise Me Moudjahid Abdoulbastoi. 

Pour l’instant, il s’agit de plaintes simples tout en espérant une réaction positive du parquet de Moroni.  Les avocats se veulent prudents et ne comptent pas décramponner aussitôt. « Nous mettrons le paquet. Nous espérons que le nouveau procureur prendra acte de cette affaire et nous donnera une suite. Au cas contraire, nous irons jusqu’au bout car nous savons les innombrables intimidations que nos clients subissent. Nous avons étudié toutes les possibilités pour faire valoir les droits de nos clients. Aucun manège ne va nous bloquer. Nous comptons    déposer plainte avec constitution de partie civile si ces plaintes ne sont pas prises en compte », souligne-t-il. Et d’ajouter que « nous devons faire la lumière sur cette affaire pour protéger d’autres enfants ».

Même son de cloche pour Me Idriss. « Il est temps que ce fléau prenne fin. Nous demandons lumière dans cette affaire», insiste-t-il, avant de lancer un appel aux parents de prendre leur responsabilité. Pour mémoire, c’était en décembre dernier que le jeune Khaled a pris son courage à deux mains pour dénoncer son agression sexuelle, soit 22 ans plus tard. La victime  a fait ses aveux sur les réseaux sociaux pour tenter de sauver d’autres enfants encore sous la responsabilité de son bourreau. Comme on dit, il faut parfois plusieurs années pour avoir le courage de parler. Khaled, la trentaine, a attendu 22 ans pour s’exprimer sur l’abus sexuel dont il a été victime quand il avait 15 ans. Ce qui a déclenché sa colère c’est le fait de voir son bourreau continuer à occuper des postes à responsabilité pour diriger des mineurs.

Andjouza Abouheir

 

 


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