L’instruction dans l’affaire Naicha Abdou M’madi se poursuit. Selon Me Idrisse Saadi, avocat de la famille de la victime, six chefs d’inculpation ont été retenus contre les trois principaux suspects : assassinat, torture, recel de cadavre, profanation de cadavre, association de malfaiteurs et complicité passive. Plusieurs autres personnes demeurent également poursuivies dans ce dossier qui continue de susciter une vive émotion à travers le pays.
Selon Me Idrisse Saadi, l’un des avocats de la famille de Naicha Abdou M’madi, six chefs d’inculpation ont été retenus contre les trois principaux suspects dans l’affaire du meurtre de la jeune fille : assassinat, torture, recel de cadavre, profanation de cadavre, association de malfaiteurs et complicité passive. Parmi les personnes mises en cause, Fahami Ibrahim et Attoumani Abdourahmane n’ont pas encore été auditionnés par le juge d’instruction. Le troisième suspect, quant à lui, observe le silence depuis l’ouverture de l’information judiciaire et refuse de répondre aux questions des enquêteurs. Me Saadi a tenu à souligner le caractère particulièrement sensible du dossier. Selon lui, cette sensibilité ne réside pas uniquement dans la gravité des faits, mais également dans l’ampleur prise par l’affaire sur le plan judiciaire et dans l’opinion publique. « Le dossier est déjà en instruction. Pour le bien de l’enquête et en tant qu’avocats, nous ne pouvons rien dire », a déclaré le conseil de la famille, rappelant l’obligation de réserve qui s’impose à toutes les parties tant que l’instruction est en cours.
L’enquête est actuellement conduite sous l’autorité du parquet de Moroni. Le juge d’instruction poursuit les auditions des personnes citées dans la procédure. Certaines ont déjà été inculpées et placées en détention préventive à la maison d’arrêt de Moroni. D’autres personnes mises en cause doivent encore être entendues avant que le magistrat instructeur ne décide des suites à donner. Les qualifications pénales retenues couvrent l’ensemble des faits reprochés. L’accusation d’assassinat concerne l’acte ayant entraîné la mort de la victime, tandis que celle de torture porte sur les sévices présumés qui lui auraient été infligés. Les chefs de recel et de profanation de cadavre concernent, quant à eux, les conditions dans lesquelles le corps aurait été traité après les faits. À cela s’ajoutent l’association de malfaiteurs, qui vise l’entente présumée entre plusieurs personnes impliquées, ainsi que la complicité passive pour ceux soupçonnés de ne pas être intervenus malgré leur connaissance des faits.
La qualification d’association de malfaiteurs retenue contre plusieurs mis en cause témoigne de l’orientation prise par l’enquête. La détention préventive de plusieurs inculpés s’inscrit dans le cadre normal de la procédure d’instruction. Les autres personnes citées devraient être entendues au cours des prochaines semaines, selon le calendrier fixé par le juge. Du côté de la famille de Naicha, on attend les conclusions de l’instruction. Me Saadi affirme que la défense s’en tient à l’un objectif principal : la manifestation de la vérité dans le strict respect de la procédure. Les auditions à venir et l’exploitation des éléments recueillis permettront au juge d’instruction d’apprécier si les charges réunies sont suffisantes pour un renvoi devant la juridiction compétente. Pour rappel, plus d’une dizaine de personnes sont actuellement poursuivies dans cette affaire qui continue de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.
El-Aniou Fatima
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