La Gazette

des Comores

Affaire Pascal Soret : Des mineurs parmi les présumés victimes

Affaire Pascal Soret : Des mineurs parmi les présumés victimes © : HZK-LGDC

Des faits accablants incriminent de plus en plus l’ancien enseignant de l’Alliance française de Fomboni. D’Après nos informations, trois mineurs dont une adolescente de 14 ans seraient également victimes d’attouchements.


Si des vidéos à caractère sexuel avec des victimes moheliennes incriminent déjà l’ancienenseignant de l’Alliance Française de Fomboni, d’autres charges viennent s’ajouter. Selon nos informations, ce présumé coupable serait aussi accusé d’agression sexuelle sur mineurs dont une jeune fille de 14 ans. Cette dernière aurait confié à son avocat des faits d’attouchements par l’enseignement.

Pour l’heure, deux plaintes ont été déposées au tribunal de Fomboni contre Pascal Soret pour publication de vidéos à caractère pornographique, chantages, harcèlement sexuel et agression  soumise à une prise d’image non consentie et atteinte à la pudeur. Et une enquête est en cours pour que justice soit faite. « Nous avons déposé deux plaintes au tribunal de Fomboni et avons contacté un avocat pour un dépôt de plainte à Paris et puis on a saisis la commission des  affaires étrangères de l’Assemblée nationale mais nous  n’avons pas encore eu une réponse », rassure Me Nassur, avocat de deux plaignantes. 

Pour mémoire, c’était il y a deux semaines que des vidéos à caractère sexuel incriminent un ancien enseignant de l’Alliance Française de Fomboni et des Moheliennes. Ces vidéos ont commencé à circuler quelques jours après le retour définitif en France de l’enseignant, soit début juillet. Dans la foulée, la chancellerie française à Moroni avait communiqué sur leur site. « S’il y a des comportements inappropriés ou pénalement répréhensibles, il appartient à la justice de se prononcer, que ce soit la justice comorienne ou le cas échéant la justice française », assure celle qui promet qu’il n’y aura « pas d’impunité ».

Quelle que puisse être la gravité des faits, il appartient à l’enseignant mis en cause de répondre de ses actes et non à l’institution pour laquelle il a eu à travailler, dès lors qu’il a agi dans un cadre privé. Mercredi  20 juillet dernier, le gouvernorat de l’ile a autorisé un service  minimum au niveau de l’Alliance Française de Fomboni au profit des étudiants Comoriens, ce après quelques jours de fermeture brusque.  

Andjouza Abouheir

 


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