Hier jeudi, des échanges de tirs ont lieu au camp militaire de Kandaani entre des insurgés sous le commandement de Faissoil Abdousalam et les forces armées du camp. On déplore trois morts et deux blessés.
Des tirs ont été entendus jeudi dans la capitale des Comores juste après l'arrestation par les forces de la gendarmerie d'un des principaux rivaux du président candidat Azali Assoumani, déclaré réélu dimanche par la CENI au terme d'un scrutin très contesté. Selon les faits, il était 14h 30 lorsqu’un homme en civil avec un permis de visite a fait libérer le commandant Faissoil Abdousalam en prison en braquant une arme sur les gardes pénitentiaires de la Maison d’arrêt de Moroni, condamnés depuis décembre dernier pour tentative de coup d’Etat.
Se dirigeant vers le rond point Dar Saanda, le commandant a tiré en l’air et confisqué au PIGN leur véhicule en direction du camp militaire de Kandaani. Et il est entré sans difficulté à cause de son véhicule militaire. « Le commandant Faissoil Abdoussalam n’a pas eu de mal à pénétrer dans l’enceinte vu qu’il avait une véhicule du PIGN. Une fois entré, il s’est rué vers le bureau du chef de l’Etat major de l’armée et il ne l’a pas trouvé. C’est là, qu’il a demandé un soutien pour déloger le président Azali Assoumani et le chef d’Etat major de l’armée, explique Youssoufa M’madi, le directeur de cabinet en charge de la défense. Face au refus des frères d’arme de le suivre, le commandant Faissoil a commencé en premier à tirer, ce qui a déclenché les hostilités ».
Après des tirs nourris entre les deux camps, le bilan est lourd pour un si petit Etat comme les Comores. On enregistre trois morts, un civil et deux militaires à savoir le commandant Faissoil Abdousalam et le gendarme Nacer Abdourazak et deux blessés dont un civil et un militaire. Le directeur de cabinet du président appelle au calme et à la paix et appelle en retour la population à reprendre ses occupations quotidiennes. « Actuellement, la situation est sous contrôle », poursuit-il. M. Belou montre qu’une enquête va être ouverte pour connaître les raisons de cette « insurrection » et savoir aussi les niveaux de responsabilité de chacun. « Actuellement, on n’est pas en mesure de dire que c’était un acte isolé ou bien un acte en lien avec l’actualité politique. Une enquête sera être ouverte… », dit-il. Sur d’éventuelles évasions des prisonniers lors de l’opération, le directeur de cabinet en charge de la défense montre que ce sont des prisonniers de droit commun, donc pas dangereux pour la société.
Mohamed Youssouf
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