Décrit comme étant déséquilibré, l’agresseur sexuel présumé de la militante des droits de l’Homme Amina Ali est en détention provisoire à la maison d’arrêt de Moroni. Loin de se frotter les mains suite à la décision du parquet de Moroni, Amina estime que « la prison n’est pas la meilleure solution » pour ce jeune homme déséquilibré.
C’est une réaction qui a agréablement surpris les internautes. Hier lundi 7 juin, Amina Ali, victime d’agression sexuelle à son domicile d’Itsandra mercredi 2 juin, s’est défendu d’un message pour prendre la défense de son bourreau. En effet, le jeune homme est présenté comme étant déséquilibré mental. Le lendemain des faits, le parquet de Moroni a décidé de le placer en détention provisoire à la maison d’arrêt de Moroni. Une décision qui choque la militante des droits de l’Homme Amina Ali, si bien qu’elle n’a pas hésité à plaider pour son agresseur.
« Chaque jour qui passe, j'ai une pensée pour mon agresseur. Certes je veux qu'on l'éloigne de moi, et surtout de ma fille, mais je rappelle que c'est un jeune homme déséquilibré et malheureusement la prison de Moroni est en mon sens le dernier endroit où il devrait se trouver. Cette prison n'est pas la meilleure solution, ce n'est pas un centre psychiatrique », écrit-elle sur son mur Facebook.
La victime avait d’abord livré des détails avant d’en venir au plaidoyer. Selon Ami Amina, ce jeune homme qu’elle pensait « inoffensif » trainait dans le quartier. « Je l'ai souvent chassé de chez moi car il s'y introduisait sans y être invité… ». Mercredi 2 juin, alors qu’elle dormait au salon, « il est resté devant moi un long moment en se masturbant et lors de l'éjaculation il me touche l'entrejambe, le haut de la cuisse ». Amina s’est aussitôt réveillée, s’est écriée si fort. Le jeune homme lui, a tenté de prendre la poudre d’escampette mais il est vite attrapé par le voisinage.
La décision d’Amina Ali de plaider pour les droits de son bourreau est indéniablement pleine de sagesse et d’enseignements. Dans la vie, il faut parfois s’efforcer à surmonter la douleur, dépasser l’émotion, surtout quand on se sait porteur d’une mission qui dépasse le cas personnel. C’est ce qu’a fait Amina Ali, parce qu’elle a une mission qui coule dans ses veines : défendre les droits de l’Homme. Elle a consulté son mari et tranché avec le sens du devoir qui l’habite, qui les habite.
Andjouza Abouheir
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