La Gazette

des Comores

Agriculture et résilience climatique : Le projet ambitionne de toucher 3299 bénéficiaires directs

Agriculture et résilience climatique : Le projet ambitionne de toucher 3299 bénéficiaires directs © : HZK-LGDC

Après Ngazidja, l’équipe du projet "Renforcement de la Résilience des systèmes agricoles et des chaînes de valeur face au climat en Union des Comores", accompagnée du PNUD et du ministère de l’agriculture, a poursuivi sa mission de sensibilisation sur l’île de Ndzouani. L’objectif est de rencontrer les autorités locales, mais surtout aller à la rencontre des véritables acteurs du changement à savoir les exploitants agricoles, hommes, femmes et jeunes, dans les CRDE sélectionnés de Bandramadji, Pomoni et Bambao Mtsanga.


Ce projet d’envergure, financé à hauteur de 10 millions de dollars par le PNUD, le GEF et le gouvernement comorien, vise à renforcer la résilience des filières agricoles face au climat. Il mise sur l’innovation, la diversification et le renforcement des capacités pour améliorer durablement les conditions de vie des petits exploitants et contribuer à l’économie nationale. « Partout où nous sommes passés, l’enthousiasme est le même. Nous sentons que ces exploitants agricoles attendaient beaucoup de nous », a souligné Ahamada Younoussa, coordinateur du projet. Il précise que le projet ambitionne de toucher 3299 bénéficiaires directs cette année à Anjouan, dont 50% de femmes, sur 400,42 hectares de terres cultivables et autour de dix chaînes de valeur adaptées aux réalités locales.

Sur le terrain, les attentes sont élevées et l’implication des parties prenantes est essentielle pour assurer la réussite du projet. Sitti Fatima Mohamed Ahmed Ali, directrice régionale de l’agriculture, a encouragé les agriculteurs à prendre ce projet au sérieux et à s’engager pleinement, assurant que la direction régionale sera toujours présente pour les accompagner. Les bénéficiaires, quant à eux, voient ce projet comme une opportunité unique. Kamardine Daoud, exploitant agricole de Mramani, témoigne : « Nous avons beaucoup de difficultés, notamment le manque d’eau. Avec ce projet, nous aurons accès à des semences adaptées à notre sol et à nos conditions climatiques. C’est une véritable avancée. »

Même enthousiasme du côté des autorités locales. Abdou Amir Amroine Combo, adjoint au maire de la commune de Chaweni, exprime sa satisfaction : « C’est la première fois que nous allons bénéficier d’un projet d’une telle envergure. Il pourra améliorer nos conditions de vie et celles de nos familles. » Mohamed Moussa, directeur du CRDE de Bandramadji, encourage les jeunes à s’impliquer : « Ils font partie des cibles du projet. C’est une opportunité pour eux de s’investir dans l’agriculture et de construire un avenir durable. »

Le projet met également un point d’honneur à l’inclusion des femmes dans le secteur agricole. Mariama Antoy, directrice du CRDE de Bambao Mtsanga, est la seule femme à la tête d’un CRDE aux Comores. Elle milite activement pour l’intégration des jeunes filles, notamment celles issues des écoles de Patsy et de Moroni, afin de favoriser le transfert de compétences et d’encourager l’entrepreneuriat féminin en milieu agricole. « L’agriculture est une opportunité pour les jeunes femmes. Avec ce projet, nous pouvons les former et leur donner des moyens concrets pour entreprendre. Cela contribuera à réduire le chômage et à renforcer leur autonomie. »

 

Après Anjouan, la mission de sensibilisation se poursuivra la semaine prochaine sur l’île de Mohéli, afin de rencontrer les exploitants agricoles bénéficiaires et d’échanger avec eux sur les enjeux et les objectifs du projet. Avec une telle dynamique et un engagement collectif fort, ce projet ambitieux a toutes les chances de réussir et d’inscrire l’agriculture comorienne sur la voie de la résilience et du développement durable.

 Mohamed Ali Nasra

 

 

 

 

 

 

 

 


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