Une cérémonie de mise en œuvre du sous programme agricole aux Comores est ténue lundi dernier à l'école primaire de Mbatsé dans la commune de Moimbassa à Mohéli. Une initiative prise par la structure d'appui à la création et au développement des micros et petites entreprises (AMIE) en collaboration avec la FAO afin d’améliorer le secteur agricole dans le pays et à Mohéli en particulier.
Aux Comores, malgré le potentiel de production du secteur agricole, les importations de denrées alimentaires ne font que croître : le riz, élément de base du régime alimentaire est importé, selon les spécialistes, à plus de 95 %. Il devient plus que jamais nécessaire d’aider la filière agroalimentaire à se développer. C'est pour cette raison que les responsables de ce secteur à Mohéli, ceux du programme des Nations Unies pour l’alimentation FAO, mais également ceux de la structure AMIE se sont réunis à l'école primaire de Mbatsé, lundi dernier, dans une cérémonie de mise en œuvre du système agricole aux Comores, notamment à Mohéli.
Le but est d'améliorer le secteur agricole dans le pays. L'autonomisation des femmes dans le système alimentaire et le renforcement des capacités locales et de la résilience dans les pays en voie du développement tel que les Comores dans le secteur agro-alimentaire étaient parmi les axes principaux développés dans cette cérémonie.
C'était aussi l’occasion de fusionner deux associations agricoles à savoir Maka Ndziani et Mayendeleyo Mema qui est une association de Cep (champs école paysan) de Mbatsé pour former un comité agricole de Mohéli. « Ensemble les résultats seront les meilleurs puisqu'on doit s'entraider », indique un membre de l'association Mayendeleyo Mema. « On a décidé donc de créer cette coopérative mixte puisque nous avons tous les atouts devant nous », poursuit-il.
Le projet AMIE intervient sur l'appui à la création et au développement des micros et petites entreprises mais aussi à la promotion d’activités génératrices de revenus. Pour rappel, AMIE a été créé aux Comores dans les années 2000, afin de lutter contre le chômage. « Nous travaillons avec les agriculteurs, les éleveurs de bovins et les pêcheurs. Nous les avons formés. Déjà ils ont compris la stratégie de créer une coopérative et les résultats commencent à être satisfaisants » se réjouit madame Fatima Madi Mlatamou, ex directrice exécutive du projet AMIE. « Pour cela, une coopérative nationale sera créée afin d'avoir un réseau stable qui s'occupera de la vente des produits en cas de surproduction », ajoute-t-elle.
Riwad
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