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des Comores

Agroalimentaire : Des solutions pour protéger l’assiette comorienne

Agroalimentaire :  Des solutions pour protéger l’assiette comorienne © : HZK-LGDC

Ce mardi 20 janvier, les acteurs du secteur agroalimentaire, pêche, agriculture, élevage et transformation agricole se sont réunis pour échanger autour de solutions visant à protéger l’assiette comorienne et la santé humaine. Ces réflexions et propositions seront transmises à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’élevage (INRAPE), en vue de leur mise en œuvre au bénéfice des citoyens.


Du côté de la transformation agricole, quatre pistes prioritaires ont été mises en avant. Il s’agit notamment de la co-construction des thématiques de recherche avec les acteurs de terrain, de l’intégration des contraintes réelles des unités dès la conception des projets, du développement d’innovations simples, accessibles et facilement transférables, ainsi que d’une mise à niveau progressive des unités en matière de sécurité sanitaire. À cela s’ajoutent l’accompagnement à l’ouverture de circuits de commercialisation et la création de centres dédiés. « Ces orientations sont essentielles pour garantir des produits sûrs et de qualité », a souligné Ouinasse Mohamed Elhad, gérante de Takwa Bio-Food SARLU. Concernant la pêche, les acteurs de la filière ont insisté sur la nécessité de mettre en place un plan de gestion durable incluant des quotas, la maîtrise des saisons de pêche et des périodes de repos biologique. Ils ont également évoqué la réglementation des engins et techniques de pêche, l’évaluation de l’état de santé des écosystèmes marins et l’installation de stations de surveillance océanographique.

 

Les représentants du secteur agricole ont, quant à eux, proposé plusieurs mesures clés : l’étude et l’utilisation raisonnée de produits phytosanitaires adaptés aux cultures, la gestion durable des sols pour améliorer leur fertilité et prévenir l’érosion, ainsi qu’une meilleure gestion de l’eau afin de limiter les gaspillages. Ils ont aussi plaidé pour l’amélioration des techniques de production et la fixation de coûts de production maîtrisés. Selon le Dr Issa M’ze Hassani, du département production et santé végétale de l’INRAPE, « le travail sur les coûts de production est déjà en phase de mise en œuvre, notamment sur cinq cultures maraîchères ».

 

Dans le secteur de l’élevage, les participants ont mis l’accent sur la multiplication des espèces de fourrages améliorées, l’amélioration génétique des ruminants et des volailles, ainsi que le renforcement de la communication entre éleveurs et services techniques. Ils ont également souligné l’importance de former les éleveurs aux risques liés à l’utilisation abusive des antimicrobiens, aux maladies animales prioritaires et à la surveillance sanitaire, notamment aux frontières. À l’issue de ces échanges, les acteurs de la chaîne agroalimentaire ont exprimé leur volonté de poursuivre la collaboration avec l’INRAPE afin de concrétiser ces recommandations et contribuer durablement à la protection de l’assiette comorienne.

 

El-Aniou Fatima ( stagiaire) .


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