La Gazette

des Comores

Aide au développement : L’APD, ou le poison nécessaire pour l’Afrique

Aide au développement : L’APD, ou le poison nécessaire pour l’Afrique © : HZK-LGDC

Selon un rapport de la Banque Mondiale, paru ce mois de juin, l’aide publique au développement reçue par les Comores (en dollars courants) s’élevait à 166 350 937 USD en 2023. A en croire cette étude, l’aide publique au développement (APD) nette reçue par notre pays provient en majorité de la Banque mondiale, et des autres partenaires multilatéraux. Bien que ne figurant pas parmi les plus grands bénéficiaires de l’APD, son apport reste important dans la politique de développement.


Les Comores financent une partie importante de leurs investissements publics grâce aux partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, le FMI, la Banque Africaine de Développement. Une baisse de l’aide au développement d’une manière générale, pourrait entraîner des conséquences sur les économies les plus fragiles du continent, selon le même rapport. « Le choc aura d’importantes répercussions sur un grand nombre de pays. Il s’agit généralement des Pays à Faibles Revenus (PFR) et des Pays Fragiles et touchés par des conflits (PCF). » Pour les Comores, une telle situation pourrait exacerber la situation économique, dans la mesure où la marge budgétaire du pays est très réduite. En effet, les Comores disposent d’une capacité limitée à compenser une baisse de l’aide par des ressources internes. Les recettes fiscales restent relativement faibles et l’État doit déjà financer de nombreux besoins prioritaires.

Selon un économiste de la place, trois scénarios seraient envisageables pour compenser la réduction de l’aide extérieure. « En cas de réduction importante de l’aide, le gouvernement aurait trois options difficiles. Augmenter les impôts, réduire certaines dépenses publiques, ou accroître l’endettement du pays. » Des inquiétudes qui ont été déjà soulevées dans ce rapport : « Les enquêtes menées par le FMI mettent en lumière les multiples contraintes auxquelles les autorités nationales sont confrontées, les implications macroéconomiques attendues et les mesures envisagées pour atténuer le choc. »

Pour notre pays le facteur incertitude demeure l’élément le plus inquiétant du scénario, poursuit notre interlocuteur : « L’un des points les plus importants, reste l’incertitude. Pour les Comores, ne pas savoir précisément quels financements seront maintenus ou réduits rend difficile la préparation du budget de l’État et la planification des projets publics. »

Imtiyaz

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.