La Gazette

des Comores

Aide publique au développement : Un élu français fustige le cas des Comores

Aide publique au développement : Un élu français fustige le cas des Comores © : HZK-LGDC

Il est loin le temps, où l’extrême droite française ne pouvait s’afficher publiquement avec les dirigeants africains. Si des liens ont toujours existé, c’était dans l’ombre des salons feutrés des palais africains, que ces politiciens se faisaient dérouler le tapis rouge. Aujourd’hui, les choses ont évolué, et ils annoncent leur venue dans nos pays à coup de tweet, et de message sur les différentes plateformes médiatiques.


C’est le cas du député du Rassemblement National, Guillaume Bigot, en visite à Moroni le mois dernier, ou il a été reçu par le secrétaire général du gouvernement, Nour El Fath Azali. Dans un tweet sur le réseau social X, en date du 02 octobre, le SGG dit avoir reçu le député RN, Guillaume Bigot accompagné de l’Ambassadeur de France aux Comores, Sylvain Riquier. « Nous avons discuté de l’efficacité de l’aide au développement, et j’ai souligné la nécessité de réduire les études / expertises sans réel impact pour la population », lit-on dans le tweet qui n’est pas passé inaperçu.

Plus d’un mois après son passage à Moroni, un passage d’ailleurs qui était resté sommes-toutes discret, n’eut été ce tweet du secrétaire général du gouvernement, le député du territoire de Belfort nous sort une vidéo sur son compte X, anciennement tweeter, où il fait étalage de sa connaissance de l’aide publique au développement accordée par la France à l’Afrique, et nomme les Comores en exemple pour son inefficacité.

« J’ai pu me rendre compte que dans un cadre que nous contrôlons, parce que c’est une aide bilatérale, cet argent ne sert à rien pour une raison simple, elles sont désertes (parlant des écoles rénovées par la France), parfois il n’y a pas du tout d’élèves dans ces écoles, ou il n’y a pas de professeurs », avance-t-il, concernant la situation aux Comores. Et ce dernier de rajouter une couche sur la raison de cette désertion. « Les élèves se tournent vers les écoles coraniques, où les professeurs ouvrent des écoles privées ». S’agissant des élèves dans les écoles coraniques, le député français aurait pu se renseigner avant d’écrire une telle absurdité, car les Comores ne sont plus régies par la loi de 1905 sur la laïcité. Avant d’aller à l’école classique, le petit comorien doit passer par l’école coranique pour apprendre les bases de sa religion.

Cette sortie peu amicale n’avait en réalité qu’un seul objectif, trouver une parade pour rebondir sur le sujet de prédilection de l’extrême droite française, à savoir l’immigration. D’ailleurs, à la fin de son intervention, il n’a pas manqué de faire le lien entre cette aide française, et l’absence de résultat sur l’immigration à Mayotte. « Le résultat après cette avalanche de dépense, il y’a juste autant de migrants qui partent des Comores vers Mayotte ». Après l’histoire des 150 millions d’euros, voilà que certains politiques français continuent à narguer les Comores sur une aide, qui ç leurs yeux, ne sert à rien, car pas ciblé, le contraire nous aurait étonné. Reste à savoir, quelle sera la réponse des autorités comoriennes face à cette sortie du député français, qui a été reçu faut-il le rappeler par l’étoile montante de la politique comorienne.

Imtiyaz

 

 

 


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