La Gazette

des Comores

Ali Abdou élu premier président du SNJC

Ali Abdou élu premier président du SNJC © : HZK-LGDC

Après des longues discussions, le collectif des journalistes a jugé nécessaire de mettre en place un syndicat. Ali Abdou, journaliste à Alwatwan est élu président de ce premier syndicat national des journalistes comoriens (SNJC). Un premier processus qui semble bien réussi malgré les quelques dysfonctionnements relevés par certains journalistes qui n’ont pas pu s’exprimer dans les urnes.


Hier a eu lieu au bureau du Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA) et à l’antenne de l’Office de la Radio et Télévision des Comores (ORTC) Anjouan l’élection du premier bureau du Syndicat National des Journalistes Comoriens (SNJC). Onze candidats se sont présentés sur les sept postes à pourvoir. Ali Abdou, journaliste au quotidien Alwatwan est élu, selon les résultats provisoires de la commission, premier président de cette nouvelle organisation et sera assisté de Chamsoudine Said Mhadji au poste de secrétaire général, Ali Oubeidillah ‘’Yazid’’ et Sardou Moussa comme secrétaires régionaux respectivement à Ngazidja et à Anjouan, Azum Ali au poste de trésorier et Kamal Ali Yahouda comme chargé de communication.

Juste après la proclamation des résultats provisoires, le candidat élu au poste de président s’est exprimé au micro des confrères présents au CNPA. Dans sa déclaration, Ali Abdou salue l’initiative de mettre en place ce premier syndicat et évoque comme première priorité de son équipe « l’identification et la prise de contact entre les journalistes ». Ali Abdou et son équipe vainqueur de ce processus compte mettre à pied d’œuvre la validation du statut et du règlement intérieur du syndicat. « Moi et mon équipe allons tout mettre en œuvre pour reformer le métier car il est dit que ce sont les journalistes eux-mêmes qui dévalorisent le secteur. Nous devons lutter contre cela », a-t-il dit. 

Des élections qui se sont déroulées dans des meilleures conditions mais comme toute procédure électorale, ces dernières ont connu un dysfonctionnement. Plusieurs journalistes n’ont pas pu voter ce qu’a fustigé un grand nombre parmi les journalistes qui ont fait le déplacement pour contribuer à la mise en place de ce premier bureau. Rencontré par les journalistes qui n’ont pas pu s’exprimer, l’ancien rédacteur en chef de l’ORTC, Soilihi Abdallah Moina, dit ne pas comprendre le pourquoi et se dit choqué. « Il n’y a pas que moi mais bien d’autres qui ne figurent pas sur la liste. Pour moi c’est une inattention qui a été faite sur le recensement. De plus, je croyais que la carte professionnelle aurait suffit et là aussi c’est une erreur de la part des organisateurs et je peux dire qu’il y a un dysfonctionnement », explique Soilihi Abdallah Moina, en précisant qu’une cellule de crise pour revoir les modalités aurait pu être mise en place pour rectifier ces erreurs de dysfonctionnement.

Rencontré juste après, Idjabou Bakari, président la commission d’organisation dit que les dysfonctionnements émanent des différents organes qui étaient chargé du recensement des journalistes. « Nous avions appelé les freelances à s’inscrire et aux différentes rédactions de faire une liste », explique-t-il sur les modalités d’inscription sur la liste électorale.   

Des exceptions ? Idjabou Bakari a précisé qu’aucune exception n’a été possible du moment que les modalités ont été discutées bien avant et estime que les journalistes doivent être les premiers à respecter les règles ». 

A.O Yazid

 


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