Le grand notable de Mohéli, ancien ambassadeur des Comores en Lybie et ancien Ministre de la santé Ali Hassanaly est décédé à son domicile de Fomboni Mohéli, le mercredi 29 novembre dernier. L’enterrement a eu lieu hier jeudi dans sa ville natale. Une grande cérémonie officielle en présence de plusieurs autorités nationales et insulaires à été organisée à Place de l’indépendance de Fomboni.
Ali Hassanaly, le grand notable de Mohéli est décédé ce mercredi 29 novembre à l’âge 78 ans. Né le 22 novembre 1945 à Fomboni, Ali Hassanaly était depuis son enfance un fervent défenseur de la paix, de la justice sociale et la démocratie. Il est parti tôt à l’étranger pour des études en administration dans les grandes écoles de France. Dès son retour au pays, il a occupé plusieurs hautes responsabilités, notamment à la tête de la mairie de Moroni à l’époque coloniale, puis préfet à Mayotte dans une période d’agitation politique.
Le petit frère de Mohamed Hassanaly, était plusieurs fois nommé directeur d’institutions de l'État, puis Ministre de la santé sous le régime Ahmed Abdallah avant de devenir ambassadeur des Comores en Lybie. Sur le plan traditionnel, il est considéré comme le père de la renaissance du shungu sha Mwali (grand mariage traditionnel) après plus de 30 ans de mis en veilleuse. Ali Hassanaly est venu avec le Kombé, le plus prestigieux grade du mariage coutumier à Mohéli, lequel est sanctionné par la distinction de « général ». Et à partir de là, l’île enregistre plusieurs jeunes généraux notamment son fils Dr Hassanaly Abdoulanziz. C’est donc le plus grand notable de Mohéli qui s'en est allé.
« En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous élevons à titre posthume au grade de chevalier du croissant vert des Comores » déclare Youssoufa Mohamed Ali alias Belou Délégué à la défense à la tête d'une forte délégation gouvernementale venue représenter le chef de l’État empêché pour des raisons d'agenda. « Ali Hassanaly était un père, un ami et un conseiller du chef de l’État Azali Assoumani depuis Azali 1 jusqu’à nos jours. Il ne pouvait pas venir à Mohéli sans passer chez Mzé Ali pour lui rendre visite » témoigne Belou. « C’est un deuil national que partagent tous les comoriens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, notamment la communauté comorienne de Lybie.
Après la cérémonie officielle à la place de l’indépendance en présence des autorités militaires et politiques nationales et insulaires, la prière mortuaire a été effectuée à la grande mosquée de vendredi devant une foule nombreuse venue rendre un dernier hommage à Ba Aboudou.
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC