Créée depuis les années 1970, l’association des anciens combattants des armées françaises de l’Union des Comores (AACFUC) a pris un caractère officiel en étant enregistré désormais dans les registres du ministère de l’intérieur qui régît le droit associatif aux Comores. C’est désormais vers l’avant que les membres de l’association souhaitent se tourner pour faire davantage connaitre leur institution auprès des comoriens.
C’est une association créée depuis l’époque du prince Saïd Ibrahim mais, qui n’avait jusqu’ici aucun caractère officiel ou légal. Désormais ce n’est plus le cas depuis une année. C’est en tout cas ce qu’a confié le président de l’association, Housseine Athoumane aux journalistes présents lors de leur première assemblée générale (AG) tenue à Moroni le 09 juillet dernier. « Nous considérons que l’objectif atteint cette année était l’obtention du récépissé (délivré par le ministère de l’intérieur, ndlr). L’assemblée générale d’aujourd’hui avait pour objet de fixer un axe. Notre objectif essentiel pour 2024-2025 et d’organiser la commémoration du 11 novembre à côté de la place de France (ou place des banques) », marque-t-il. Et de poursuivre : « cette commémoration aura lieu bien évidemment à l’ambassade de France comme ça se fait tous les ans mais, on souhaiterait que les comoriens dans leur ensemble puissent assister à cette commémoration pour montrer la participation des comoriens dans les grands combats sous le drapeau de la France ».
Pour mémoire, le 11 novembre est commémoré en souvenir de l’armistice de 1918 qui a mis fin aux combats de la première Guerre mondiale. Cette journée, commémore aussi tous les hommes et femmes morts sous le drapeau de la République française. Pour ce 103ème anniversaire, l’AACFUC veut donner un caractère comorien à cette commémoration au-delà de la traditionnelle commémoration à l’ambassade de France. Lors de son intervention devant de la presse, le président de ladite association est revenu sur le profil des membres de son association.
« Le dénominateur commun de nos anciens combattants est qu’ils ont servi sous les couleurs du drapeau français, même s’ils n’étaient pas tous dans le même théâtre des opérations. Ils y en a qui ont fait la guerre d’Algérie, ceux qui ont combattu au Tchad ou en Afghanistan. Parmi eux, ils y en a certains qui sont encore vivants avec nous », renchérit-il.
Imtiyaz
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