Les résultats du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) sont aussi catastrophiques que les années précédentes. On note 16% d’admis et 17% d’autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe. En 2020 Anjouan avait enregistré 51,58% de réussite.
À l'école primaire application de Missiri, Riziki Abdallah, président de jury a procédé à la délibération du BEPC. Devant la situation en général, le conseiller pédagogique et président de Jury a annoncé 16% d’admis et 17% d’autorisés à passer au deuxième groupe pour toute l’île d’Anjouan. Ce dernier fait comprendre que plusieurs causes peuvent expliquer cette chute du taux de réussite à part la Covid-19. « Face à cette situation, il convient d’interpeller les parents d’élèves sur leur responsabilité et aux candidats eux-mêmes de multiplier les efforts », dit-il.
Le contrôle renforcé cette année contre les triches facilitées par des smartphones a, selon un enseignant pesé sur l’examen. « Pour cette session 2021, la situation est prise plus au sérieux et ça doit servir de leçon pour tout candidat », souligne-t-il. Ce dernier est soutenu par un professeur de Mathématiques qui donne un conseil aux candidats pour les prochaines sessions. « Tricher c'est pareil que mentir, une fois détecté, c'est foutu pour le reste du temps. Nos enfants et nous parents et enseignants devrons prendre conscience et revoir la stratégie », avance-t-il.
Plusieurs enseignants sur place ont fait le même constat sur l’abandon des responsabilités qui sont d'ailleurs partagées. Certains même plaident pour un renforcement des capacités chez les enseignants. Des parents des candidats renvoient la responsabilité au gouvernement. Selon certains parmi eux reviennent sur la démotivation des enseignants bénévoles dont seule Anjouan est victime et la capacité d'accueil dans les établissements.
Nabil Jaffar
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