Les habitants de la localité de Mbatsé souffrent d’une pénurie d'eau depuis plus de 5 mois déjà, et Djoiezi 5 ans. La SONEDE renvoie la responsabilité aux entreprises qui ont réalisé ces travaux.
Le réseau d'adduction d'eau de Hoani dont le captage s’est effectué sur les hauteurs de Ngamarumbo (Hoani) n'arrive plus à alimenter le village voisin de Mbatsé. Une situation qui devient de plus en plus inquiétante puisqu’au début de cette crise d'eau, les habitants n’étaient approvisionnés en eau que tous les soirs de 19h à 23h. Mais ces derniers temps l'eau n’arrive que 2 heures de temps tous les trois jours.
« Allah a créé les jours pour travailler et les nuits pour se reposer. Mais ici à Mbatsé c’est le contraire. Toutes les nuits on se trouve dans l'obligation de sillonner le village à la recherche d'une goutte de ce liquide précieux. On ne dort plus. Et c'est devenu notre quotidien » se plaint une femme de cette localité. Qu’est-il arrivé à la société SONEDE ? « Elle n'arrive plus à gérer l’ensemble des réseaux d'adduction d’eau à Mohéli ? » s’est-elle demandé.
À noter que ce n’est pas seulement Mbatsé et Djoiezi qui connaissent cette pénurie. Plusieurs villages de l’île partagent ces mêmes maux. « On dirait une malédiction qui tombe sur la SONEDE » précise un habitat de Mbatsé.
Ces difficultés d’approvisionnement d’eau surviennent à un moment où ces derniers temps la fréquence des pluies a augmenté dans l’île, certaines rivières qui avaient cessé de couler ont repris leurs cours réguliers. L'on a droit de penser que certaines nappes phréatiques ont augmenté leur débit. Si c’est ainsi, le problème serait alors d’ordre technique, financier ou stratégique ce qui incomberait à la société nationale d’exploitation et de distribution d’eau (SONEDE) des Comores.
Contacté par nos soins, Moudiroudine Loutfi contrôleur général de la SONEDE Mohéli explique que la responsabilité incombe plutôt aux sociétés qui ont réalisé ces travaux. Pour lui, le tuyau qui relie le captage et le bassin est de très petit diamètre. Et celui qui assure la distribution à partir du bassin est de grande taille. « Nous sommes obligés à chaque fois de stopper la distribution jusqu’à ce que le bassin soit rempli « déplore-t-il. Et le même problème se pose sur le bassin qui est censé alimenter Djoiezi.
Dans le cadre du financement du Fonds vert pour le climat (FVC) au titre du projet intitulé « assurer un approvisionnement en eau résilient au climat aux Comores », les réseaux de Djoiezi à Mbatsé, selon Moudirou, sont au programme sauf que « La SONEDE n’est pas du tout impliquée alors que nous avons nos ingénieurs et au final c’est nous qui allons gérer ces réseaux, le même problème risque de se poser » lance le contrôleur Moudiroudine.
Riwad
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