Ce qui apparaissait au départ comme une actualité comoriano-comorienne a vite fait l'actualité des organisations des droits de l’homme du continent africain. De la Tunisie au Sénégal, à l’unisson de ces organisations ont condamné ces pratiques d’un autre temps.
L’affaire a fait grand bruit dans le paysage médiatique (réseaux sociaux) comorien après l’intervention du prêcheur controversé Cheikh Djibril auprès des geôliers de la jeune Arfati pour sa libération. Rien d'étonnant quand on sait que ce dernier s’est fait le chantre de la lutte contre toute forme d’injustice qui touche les comoriens en dehors comme à l'intérieur du pays. L’agence mauritanienne d’information Alwiam dans son journal en ligne fait l'écho de cette affaire. Dans une déclaration publiée, la Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (CCES) montre toute sa satisfaction après la libération de la jeune fille. « La CCES a appris avec un grand soulagement le dénouement heureux de l’affaire de la jeune Arfati Mohamed Msaidie qui était séquestrée et mise dans des conditions d’esclavage à Oman », lit-on dans un communiqué de cette agence. Et de continuer : « Arfati est certes libre et se trouve dans un lieu sûr à Dubaï mais, sa situation sociale demeure précaire et vulnérable ».
Le communiqué a été signé par plusieurs organisations de lutte pour les droits de l’homme dont Waraba Afrique, la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme ou encore l’Association des Haratines de Mauritanie en France pour ne citer que ceux-là. Cette dernière continue à jouer un grand rôle pour la préservation des droits des Haratines (noirs de la Mauritanie) qui continuent à être marginalisés malgré l’abolition de l’esclavage (1980) en Mauritanie ou tout récemment (2015) la qualification de ces fait dans le code pénal mauritanien comme étant un crime contre l’humanité.
N’eut été le tapage médiatique, cette affaire serait passée inaperçu aux Comores. C’est le silence radio. Ni la CNDHL ni les organisations de la société civile ou même l’Organisation Internationale pour les Migrations qui travaille en collaboration avec le gouvernement ne se sont exprimées ni avant ni après la libération de la jeune fille. La nature ayant horreur du vide, l'absence de réactivité des organisations habilitées poussent certains à s'engouffrer dans la brèche pour jouer les sapeurs pompiers.
AS Badraoui
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