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des Comores

Arrivée des Je Viens : Des perturbations sur le transport en commun

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Arrivée des Je Viens : Des perturbations sur le transport en commun © : HZK-LGDC

Depuis quelques semaines, le transport en commun est émaillé de difficulté à Moroni et dans les autres localités. Trouver un taxi ou un bus est devenu une course à la montre. Et la majorité des personnes interrogées explique ce phénomène par l’arrivée des « Je Viens ».


Pendant cette période des vacances, période des festivités de mariages, la diaspora débarque en masse. À Moroni, dans la capitale ou dans les autres localités de l’île, on a du mal à trouver un taxi ou un bus. Cette difficulté est liée au fait que la plupart des voitures appartiennent aux « Je Viens ». Et une fois sur place, les chauffeurs sont priés de servir leur patron pour leurs courses ou déplacements. Cette situation si encombrante impacte le quotidien de beaucoup des personnes qui se déplacent en transport en commun.

Sur place, Hadidja Ibrahim, vendeuse au marché de Volovolo livre bataille. « Cela fait trente minutes que je suis sur la route et je ne vois aucun taxi. Ces derniers temps, ces choses sont devenues monnaie courante. Je suis obligée de me lever tôt pour marcher jusqu’à Volovolo », souligne cette dame rencontrée au rond point de la Coulée.

À bord d’un taxi, un chauffeur explique que certains parmi eux font le chauffeur des patrons pour leurs courses et festivités de mariage. « Depuis une semaine, je transporte la femme de mon patron actuellement en vacance aux Comores. Donc je fais des allers-retours entre Ouella et Moroni. Je ne fais le taxi que dans les moments libres », indique-t-il.

Ce phénomène ne se limite pas seulement à la capitale, c’est le cas aussi de plusieurs localités notamment dans les régions de Hambou, Mitsamiououli, etc. En début de matinée, c’est la course pour les fonctionnaires de l’Etat, les travailleurs des entreprises privées, les étudiants ainsi que les marchands pour chercher un taxi. Des fois, ils peuvent attendre jusqu’à deux heures pour voir arriver les bus opérant sur les axes routiers de leurs zones respectives d'habitation. « Nous attendons des heures, il faut se lever tôt sinon j’arrive en retard au boulot. Et cette situation a commencé depuis début juillet. Certaines voitures sont mises en location pour les Je Viens », témoigne cet habitant de Mitsoudje. Et d’ajouter : « Des fois, je peux passer toute la matinée sans trouver un taxi. Cette situation nous impacte vraiment ».

Andjouza Abouheir

 


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