Une conférence de presse s’est tenue jeudi 27 février dernier à M’beni, animée par les avocats Me Zaid Omar et Me Fahardine Abdouloihab, un mois après l’assassinat de Hikma Ahamada Soilih. Bien que cette rencontre n’ait pas apporté de réponses définitives, elle a mis en lumière les nombreuses zones d’ombre qui persistent. Alors que l’enquête suit son cours, la population, toujours en quête de vérité, exprime sa frustration face au manque d’informations. Entre auditions, commissions rogatoires et reconstitution des faits envisagée, la justice tente d’éclaircir les circonstances de ce drame qui continue de bouleverser l’opinion publique.
Un mois presque jour pour jour après la tragédie, Me Zaid Omar et Me Fahardine Abdouloihab ont tenu une conférence de presse jeudi 27 février à M’beni, ville natale de la victime. À cette occasion, les deux avocats ont tenté d’apporter de nouveaux éléments sur cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations. D’emblée, Me Zaid Omar a déclaré : « dès notre arrivée, nous avons pu ajouter certains éléments à l’enquête, notamment des personnes qui devraient être entendues par la justice. » Et Me Fahardine Abdouloihab de préciser : « actuellement, l’agence où travaillait Me Hikma a pu récupérer l’argent après avoir vérifié qu’il s’agissait bien du sien ». L’enquête progresse lentement. On apprend que la partie civile a été auditionnée par le juge, qui a également délivré des commissions rogatoires pour permettre l’audition de témoins indirects.
L’affaire continue d’alimenter les débats. Me Zaid Omar, avocat pénaliste, insiste : « pour la manifestation de la vérité, une reconstitution des faits est nécessaire. » Pourtant, l’accusé, qui risque la peine maximale, maintient avoir agi seul, une version contestée par une partie de l’opinion publique. Le procureur de la République, Abdou Ismaïl, a révélé les détails glaçants du crime. Selon lui, « la jeune femme a été tuée par un homme ç qui elle faisait habituellement appel pour ses courses. » Le suspect aurait utilisé du gaz lacrymogène pour la neutraliser avant de l’étrangler et lui briser la nuque. « Le juge a délivré des commissions rogatoires afin que puissent être auditionnés des témoins indirects », a ajouté le magistrat.
Le mobile du crime serait lié à des considérations financières. Le procureur affirme que Hikma avait retiré plus de dix millions de francs dans une banque de la place, une somme destinée à son agence de transfert d’argent. L’accusé aurait supposément envisagé d’utiliser cet argent pour financer son propre grand mariage. Dans l’opinion, la frustration et l’impatience ne cessent de croître. Cette conférence de presse, tant attendue, n’a pas permis de dissiper les doutes. « Chaque jour, nous espérons obtenir de nouvelles révélations pour pouvoir faire notre deuil, mais il y a toujours du flou », confie un habitant de M’beni à la sortie de la conférence.
Depuis le début de l’affaire, les déclarations officielles n’ont pas encore convaincu une partie de l’opinion publique. « Le procureur s’est exprimé au lendemain du drame, mais sans apporter d’éclaircissements », murmure-t-on encore dans les rues de la ville, notamment sur la place du préfet où les débats sont animés tout au long de la journée. « Jusqu’à aujourd’hui, alors que Hikma repose en paix, ceux qui restent sur terre tentent encore de comprendre ce qui s’est réellement passé », écrit un internaute sur sa page Facebook. La population espère que les jours à venir apporteront des réponses claires et réclame une seule chose « la justice ».
Ibnou M. Abdou
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