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Assassinat à Ndzaouze : Le parquet retient la thèse du meurtre

Assassinat à Ndzaouze : Le parquet retient la thèse du meurtre © : HZK-LGDC

Un homme d’une cinquantaine d’années répondant au nom de Koko a assassiné un jeune homme de Ndzaouze au nord de Ngazidja. D’après les premiers éléments de l’enquête, il s’agit d’un meurtre et le présumé coupable est placé sous mandat de dépôt.


Encore un meurtre ! Un homme d’une quarantaine d’années répondant au nom de Touké a été assassiné à Ndzaouze au nord de Ngazidja en fin de semaine dernière. Selon les premiers éléments récoltés, le procureur de la République, Mohamed Djounaid fait savoir que le présumé coupable est poursuivi pour meurtre et placé en mandat de dépôt à la prison de Moroni. Ce drame s'est produit le 10 novembre. C’était vers 17 heures qu'un certain Éric, témoin oculaire dans cette affaire a appelé le commandant de la brigade de Mitsamiouli, lui expliquant qu'il a devant lui un homme en état d’ivresse avec les vêtements tâchés de sang, affirmant avoir commis un crime. Quelques minutes plus tard, le commandant s'est rendu sur les lieux (Djomani Mboudé) et a interrogé dans le calme le mis en cause qui lui avoue les faits.

Et selon la procédure, le commandant a appelé le procureur pour le mettre au courant mais aussi pour transférer l’auteur du crime à Moroni. La brigade criminelle et le médecin sont dépêchés sur les lieux du crime pour l’enquête préliminaire. « Le regretté avait 2 blessures sur la tête et l'une était profonde. Son agresseur a utilisé un haltère pour le passer à tabac lors d’une altercation. Les premiers éléments de l'enquête montrent clairement qu'il s'agit d'un meurtre », confie-t-il, avant d'ajouter qu'après audition le présumé coupable est placé en mandat de dépôt et une information judiciaire est ouverte.

Dans une vidéo partagée sur Fcbk-FM, Éric a témoigné que Koko était en état d'ivresse mais le sang sur ses vêtements, lui a donné le réflexe d’alerter la gendarmerie. « Il m'a expliqué qu'il a rencontré le regretté à EGT à Moroni. Ils ont fait des courses et sont rentrés ensemble. Par-là, ils sont partis chez lui pour manger. Le regretté l'a provoqué et c’est de là qu’il a commis l’irréparable. En tout cas Koko avait une blessure au cil », raconte-t-il. Et d’ajouter que : « Sur les lieux, il nous était impossible de reconnaître car les blessures qu'il a reçu sur la tête l'ont complètement défiguré ».

Toutefois, dans la foulée de cette affaire sordide, des heurts ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des jeunes du village (Ndzaouze) qui voulaient se faire justice. Ils ont pris d’assaut la brigade de Mitsamiouli pour tenter de mettre la main sur Koko. Mais en vain. Le lendemain du meurtre, des affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes du village ont eu lieu. Les militaires étaient obligés de lancer du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Des deux côtés, des dégâts matériels ont eux lieu. Pour mémoire, il y a  6 mois, un homme a été égorgé dans son champ à Ndzaouze, ce qui expliquerait peut être la colère des jeunes de ce village qui ne font pas confiance à la justice.

Andjouza Abouheir

 


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