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Assassinat à Nzaoudzé : Le suspect est passé aux aveux

Assassinat à Nzaoudzé : Le suspect est passé aux aveux © : HZK-LGDC

Abdoulanziz Said Ali, principal suspect dans l’assassinat d’Ahamada Msaidie à Ndzaouze, a avoué les faits qui lui sont reprochés. Le parquet de Moroni a fourni plus de détails sur cette affaire criminelle.


Abdoulanziz Saïd Ali, natif de Kouwa ya Mboudé, meurtrier présumé d’Ahamada Msaidie, un paysan de Ndzaouze ya Mitsamiouli, est passé aux aveux, pendant sa garde à vue à la gendarmerie nationale. Après 24 heures passées à la brigade de recherches de Moroni, le principal suspect de 27 ans a avoué avoir tué le quinquagénaire dans son champ à Ndzaouze.  Abdoulanziz Saïd Ali aurait confié aux enquêteurs avoir tué Ahamada Msaidie suite à « une bagarre qui a mal tourné ».

 

Marié et résident à Moroni, il était de passage à Kouwa son village pour rendre visite à la famille quand il a décidé d’aller pêcher au bord de la mer, à quelques encablures de là. Sur son chemin, il a croisé celui qui sera sa victime. Ahamada Msaidie l’aurait accusé d’être un « voleur de cabris ». Une altercation s’en serait ensuivie, avant de lui trancher la tête. Au cours de la bagarre Abdoulanaziz s’est fait blesser et des traces de sang retrouvés sur les habits qu'il portait au moment du crime, malgré le fait qu’il ait pris le soin de se baigner à la mer avant de rentrer chez lui.

 

C’était au moyen d’une pierre qu’Abdoulanziz avait fracturé le crane du quinquagénaire, présentant un handicap au bras gauche. Selon le parquet, la plaie mesurait 8cm de long, 2cm de large et 1,5cm de profondeur. La pierre utilisée a été récupérée par les enquêteurs au moment des ratissages sur la scène de crime. Une pièce à conviction qui sera sans doute utilisé contre le prévenu. Quant à l’égorgement, la plaie mesure 7cm de diamètre, et 5cm de profondeur. Le couteau utilisé a été également récupéré par les enquêteurs.

 

Le procureur de la République révèle que c’est grâce à un coup de téléphone entre le numéro de la future victime et celui de son bourreau que les enquêteurs ont pu remonter de fil en aiguille jusqu’à l’auteur présumé. En effet au moment des échanges houleux, Abdoulanziz avait demandé à Ahamada de contacter sa femme pour s’assurer qu’il n’était pas un voleur de cabris. Le téléphone qu’Abdoulanziz avait laissé à la maison a sonné pendant 7 secondes sans être décroché. « Il a pris soin d’effacer le numéro de la victime de son journal d’appel. Mais les enquêteurs, à partir du téléphone de la victime, sont parvenus à remonter jusqu’à lui », déclare le parquetier, qui précise que l’assassin était parti se faire soigner la main droite à Douniani ya Mboudé, avant de rentrer chez lui à Kouwa, un village limitrophe.

 

C’est au soir du samedi 15 mai que le corps d’Ahamada Msaidie a été retrouvé décapité dans un champ à Ndzaouze. Il aurait passé un coup de fil à un proche à qui il aurait demandé le numéro de la police. Un numéro qu’il n’obtiendra jamais, son « neveu » n’arrivant à le rappeler, probablement parce qu’il était déjà tué. Ses proches ont mobilisé les villageois et organisé des battues. Le corps a été retrouvé près d’un enclos. Dix personnes ont été arrêtées pour le besoin de l’enquête. Elles sont toutes relâchées, excepté le principal suspect.

 

Andjouza Abouheir

 


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